Les six pays du CCG (Arabie saoudite, Bahreïn, Koweït, Oman, Qatar, Émirats arabes unis) réfléchissent depuis plusieurs années à diversifier leurs portefeuilles énergétiques. Ces pays travaillent dur pour orienter leurs économies gouvernementales basées sur le pétrole vers une plus grande participation du secteur privé dans la fourniture d'infrastructures économiques non pétrolières et d'énergies renouvelables durables.
Le présent rapport examine les obstacles à l'utilisation des énergies renouvelables et leurs implications pour les économies de ces pays.
Exigences pour évoluer vers un développement sans pétrole
La diversification dans le portefeuille énergétique des pays arabes du golfe Persique est une nécessité incontournable. Le ralentissement de l'économie mondiale dû à l'épidémie de Corona a fait chuter les prix du pétrole brut Brent de 64 dollars le baril début 2020 à 23 dollars en avril 2020. Cela a exercé une pression importante sur les économies des États membres du CCG. D'autre part, les pays membres de ce conseil s'inquiètent depuis des décennies de la stabilité de leurs revenus d'hydrocarbures, car à terme, les réserves de pétrole et de gaz s'épuiseront.
Pendant ce temps, Bahreïn et Oman sont dans la situation la plus dangereuse. Les réserves de Bahreïn devraient s'épuiser d'ici une décennie et les réserves d'Oman d'ici 25 ans. À moyen terme, les revenus pétroliers devraient baisser à partir de 2040 face à la baisse de la demande mondiale de pétrole.[1]
Selon l'Agence internationale pour les énergies renouvelables, entre 2014 et 2018, la capacité totale installée d'électricité renouvelable dans les pays arabes du golfe Persique a augmenté d'environ 313 %. Dans les pays arabes du golfe Persique, la principale motivation pour adopter cette approche est la nécessité de suivre le rythme de la demande intérieure croissante de pétrole et de gaz et, en même temps, d'essayer d'augmenter les recettes d'exportation de ces ressources et ainsi libérer le carburant nécessaire pour les projets en aval Créer une sorte de mixité économique [2]
D'autre part, l'épuisement des ressources existantes et l'incertitude de l'exploration de nouvell...
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