Fin du G7, élargissement de l'Otan, Moscou appelle Kiev à capituler... Le point sur la situation en Ukraine

LCI - 29/06
[VIDÉO] - À la fin du G7, mardi, les États membres, dont la France, ont confirmé leur soutien dans la durée à l'Ukraine. La Turquie a donné son feu vert à l'adhésion à l'Otan de la Suède et de la Finlande. Les faits marquants de ces 24 dernières heures.

À la fin du G7, mardi, les États membres, dont la France, ont confirmé leur soutien dans la durée à l'Ukraine.
La Turquie a donné son feu vert à l'adhésion à l'Otan de la Suède et de la Finlande.
Les faits marquants de ces 24 dernières heures.

Au 125ᵉ jour de l'invasion russe en Ukraine, la situation ukrainienne reste au cœur des échanges diplomatiques qui se succèdent. Ce mardi 28 juin, le G7 a pris fin tandis qu'un sommet de l'Otan a débuté dans la foulée, à Madrid. Lors d'une conférence de presse en sortie du G7, Emmanuel Macron a annoncé que le soutien des différents pays membres du G7 à l'Ukraine continuerait "aussi longtemps que nécessaire". "La Russie ne peut et ne doit gagner", a-t-il ajouté. De son côté, la Russie n'est pas décidée à arrêter la guerre, et compte bien mener son offensive à bout, c'est-à-dire lorsque les autorités et l'armée ukrainienne auront capitulé, a expliqué le porte-parole de Vladimir Poutine. 

Le G7 en Allemagne est terminé

Macron s'est exprimé. À l'issue du G7 qui s'est achevé mardi en Allemagne, le président français a pris la parole. "La Russie ne peut ni ne doit gagner et donc notre soutien à l'Ukraine et nos sanctions contre la Russie se maintiendront aussi longtemps que nécessaire", a insisté Emmanuel Macron, en appelant les pays de l'Otan à envoyer un "message d'unité et de force".

Sanctions. Le but global est d'"augmenter" les coûts de la guerre pour la Russie, a résumé le chancelier allemand, Olaf Scholz, à l'issue du G7. Durant ce sommet, les Occidentaux ont promis de resserrer l'étau sur Moscou en visant l'industrie de défense russe et en plafonnant au niveau mondial le prix du pétrole russe. Selon le Trésor américain, Washington a commencé mardi à mettre en œuvre ces sanctions, et notamment une interdiction des importations d'or venant de Russie.

La Suède et la Finlande se rapprochent de l'Otan

Sommet de l'Otan. Un sommet de l'Alliance a débuté mardi soir à Madrid. Une première annonce a été faite. Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, a d'ores et déjà assuré que la Turquie avait levé son veto à la candidature de la Suède et de la Finlande. Par le passé, Ankara accusait les deux pays nordiques d'abriter des militants de l'organisation kurde PKK, qu'elle considère comme "terroriste". Finalement, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a indiqué avoir obtenu la "pleine coopération" des deux pays, après d'intenses tractations. 

Brutalité. L'Ukraine fait face à une "brutalité" inédite en Europe "depuis la Seconde Guerre mondiale", a déclaré le chef de l'Otan, Jens Stoltenberg. "Nous allons convenir d'un programme d'assistance complet à l'Ukraine pour l'aider à faire respecter son droit à la légitime défense. Il est extrêmement important que nous soyons prêts à continuer à apporter notre soutien" à Kiev, a-t-il annoncé.

Objectifs américains. Selon un conseiller du président américain Joe Biden, la rencontre de l'Otan est l'occasion pour Washington de faire "des annonces spécifiques" sur "de nouveaux engagements militaires", décisif pour l'avenir de l'Alliance. "À la fin de ce sommet, il y aura un dispositif plus robuste, plus efficace, plus crédible (...) pour tenir compte d'une menace russe plus aigüe et plus grave", a expliqué Jake Sullivan, principal conseiller diplomatique et militaire de Joe Biden.

Livraisons. Le maire de Kiev, présent à Madrid pour le sommet de l'Otan, a appelé les pays de l'Alliance atlantique à "accélérer" les livraisons d'armes à l'Ukraine, jugeant ce soutien nécessaire pour le "retour" de la "paix" en Europe. "Nous attendons" du sommet de l'Otan qu'il permette "d'accélérer" les livraisons d'armes à l'armée ukrainienne, a déclaré Vitali Klitschko, interrogé par des journalistes sur ses attentes vis-à-vis de ce sommet. "Nous avons besoin de systèmes anti-roquettes. Nous voyons que chaque jour les roquettes russes détruisent nos villes, tuent des civils, détruisent les infrastructures", a poursuivi l'ancien boxeur, aux côtés de son frère jumeau, Volodymyr Klitschko.

La Russie appelle Kiev à la c...
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