La perte de nature "pourrait avoir un effet dévastateur sur les finances publiques"

Sam Tonkin - DailyMail - 23/06
Le problème est particulièrement aigu dans les pays à revenu faible et intermédiaire, selon une équipe d'économistes dirigée par l'Université de Cambridge.

La perte d'espèces végétales et animales dans le monde pourrait avoir un effet dévastateur sur les finances publiques, selon une nouvelle étude.

Les chercheurs affirment que la destruction écologique pousse de nombreux pays en développement vers la faillite en entraînant des dégradations des cotes de crédit des pays, des crises de la dette et une flambée des coûts d'emprunt.

En effet, la nature et la biodiversité font tourner les économies - des abeilles qui pollinisent les cultures aux plantes qui empêchent les inondations - et leur perte entraîne des coûts économiques considérables.

Faire faillite et faire défaut sur la dette signifierait que les gouvernements devraient augmenter les impôts, réduire les dépenses ou augmenter l'inflation, ce qui nuirait le plus aux travailleurs ordinaires.

Le problème est particulièrement aigu dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, selon une équipe d'économistes dirigée par l'Université de Cambridge.

Ils disent que les gouvernements devraient payer pour préserver la nature maintenant, plutôt que d'attendre et de faire face à des coûts beaucoup plus élevés plus tard.

Avertissement : La perte de la nature à travers le monde pourrait avoir un effet dévastateur sur les finances publiques, selon une nouvelle étude. Sur la photo, une zone de déforestation en Amazonie colombienne

Les chercheurs affirment que la destruction écologique pousse les nations vers la faillite en entraînant des dégradations des cotes de crédit des pays, des crises de la dette et une flambée des coûts d'emprunt. Le graphique ci-dessus montre le pourcentage de variation du PIB des pays sélectionnés dans un scénario d'effondrement partiel de la nature par opposition au « business-as-usual »

Ce graphique montre comment les cotes de crédit des pays changeraient dans un scénario d'effondrement partiel de la nature, par opposition au statu quo

INDICE PLANÈTE VIVANTE : ESPÈCES GAGNANTES ET PERDANTES

Espèces en déclin :

  • Le dauphin d'Irrawaddy a diminué d'environ 44 % entre 1997 et 2008.
  • La perdrix grise a diminué de 85 % entre 1970 et 2004 au Royaume-Uni.
  • Le labbe arctique, dans les îles Orcades, a connu un déclin de 62 % entre 1982 et 2010.
  • Le nombre de populations de gorilles de Grauer dans le parc national de Kahuzi-Biega, en RDC, a connu un déclin estimé à 87 % entre 1994 et 2015.
  • Les populations d'éléphants d'Afrique dans l'écosystème de Selous-Mikumi en Tanzanie ont diminué de 86 % depuis 1976.
  • Les éléphants d'Afrique ont diminué de 98 % entre ...
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