Les urnes ont parlé. Dimanche 20 juin, avec un taux d'abstention de 52,49 %, 577 députés ont été élus pour composer la nouvelle Assemblée nationale. Parmi eux, il faut compter une majorité d'hommes, pour la plupart, déjà installés en 2017, mais avec un âge moyen qui reste sous la barre des 50 ans. Voici quelques chiffres sur le visage de l'hémicycle.
À l'issue de ce scrutin, l'âge des parlementaires baisse encore un peu. Il atteint à présent 48,5 ans en moyenne, contre 48,8 ans cinq ans plus tôt. Cette année, il avait déjà marqué un fort rajeunissement par rapport à 2012 où les députés comptaient en moyenne 54 ans. L'Assemblée sera donc la plus jeune, juste après celle de 2017. Cette fois-ci, c'est au sein de l'alliance LR/UDI que l'âge moyen est le plus élevé (51,3 ans). Suivent de près la coalition Ensemble (49,7 ans), puis le RN et la Nupes (45,9 ans).
Parmi eux, à 21 ans, Tematai Le Gayic, élu sous l'étiquette régionaliste dans la 1ʳᵉ circonscription de la Polynésie française, devient le plus jeune parlementaire de l'histoire de la Ve république. Il devance de quelques mois Louis Boyard qui, lui, a remporté la 3e circonscription du Val-de-Marne sous les couleurs de la Nupes-LFI.
L'élu le plus âgé est, au contraire, José Gonzalez (RN) avec 79 ans. Il est suivi par Guy Bricout (UDI, 78 ans), Monique Iborra (Ensemble, 77 ans), Michel Castellani (NUPES, 76 ans) et Jean-Louis Bourlanges (Ensemble, 75 ans).
Avec 215 députées (37,26 %), la nouvelle Assemblée reste encore loin de la parité. Elle fait moins bien qu'en 2017, où l'hémicycle comptait 224 élues, un chiffre historique à l'époque. Elles étaient 155 en 2012, soit 26,9 % des sièges existants.
Parmi les groupes, là encore, c'est au sein de l'alliance Les Républicains/UDI que les femmes sont proportionnellement les moins représentées (28,07 %). La majorité compte, elle, 40,41 % de députées à l'Assemblée, l'alliance de la gauche en recense 43,6 %. Le pourcentage est par ailleurs de 37,08 % au sein du RN.
Sur les 440 candidats à leur réélection, 275 députés retrouveront leur siège au Palais Bourbon : 65 ont été éliminés au premier tour, 100 battus au second tour. C'est plus qu'en 2017 où sur 345 candidats à leur réélection, 140 l'avaient emporté.
Parmi les poids lourds battus, le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand a dû laisser sa place. Tout comme l'ancien ministre de l'Intérieur et, à la tête du groupe LaREM, Christophe Castaner, éliminé par la Nupes. Au sein du gouvernement toujours, la ministre de la Transition écologique, Amélie de Montchalin, la ministre de la Santé, Brigitte Bourguignon et la secrétaire d'État chargée de la mer, Justine Benin, n'ont pas non plus réussi à se faire réélire.
Ce lundi donc, la moitié des députés (302) sont soit novices, soit réélus après une défaite en 2017.
Du point de vue des catégories socio-professionnelles, ce sont les cadres de la fonction publique qui sont les plus représentés avec 75 députés, devant les cadres administratifs et commerciaux d'entreprise (66). Viennent en suivant les professions libérales (58), les professions intermédiaires (55) et les artisans, commerçants et chefs d'entreprise (49).
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