«Si tu ne votes pas, ne viens pas te plaindre après…» «Des gens sont morts pour que tu puisses voter…» «Partout dans le monde, des gens rêveraient de pouvoir voter…» «S'abstenir, c'est faire le jeu des extrêmes…» «Ne laisse pas les autres décider à ta place…» «Chaque voix compte…»
Qui, en se dérobant au devoir électoral, n'a pas entendu ces phrases culpabilisantes? L'argumentaire est rodé: s'abstenir de voter relève d'une indifférence coupable, peut-être d'une certaine forme d'inconscience, plus sûrement d'un égoïsme méprisable.
Fait aggravant: ce sont les jeunes qui s'abstiennent le plus. Ne pas voter est aussi une preuve d'immaturité. Qu'il soit néanmoins permis de rappeler ici le vieux slogan «élections, piège à cons»: l'abstention est une maladie juvénile dont on guérit avec le temps.
Récemment, un tweet d'Arthur Germain –le fils de la maire de Paris, Anne Hidalgo–, le montrant en train de jeter des bulletins de vote dans une poubelle, a mis en évidence l'opprobre que suscite l'abstention.
N’a pas voté ! #legislatives2022 Quand changer les règles du jeu ne suffit plus, c’est le jeu qu’il faut ch...
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