Peu après la publication des résultats du second tour des élections législatives, Jean-Luc Mélenchon a souligné "la déroute" d'Ensemble!, qui n'a pas réussi à obtenir la majorité absolue, et a appelé les électeurs de la Nupes à continuer le combat, sans savoir si l'alliance de la gauche allait être la première force d'opposition ou le groupe majoritaire.
Faute des résultats des grandes villes, Jean-Luc Mélenchon ne s'est pas prononcé sur la place qu'allait prendre la Nupes dans la prochaine législature. Pour autant, il a souligné avant tout "l'échec électoral de la Macronie" et "l'échec moral de ces gens qui donnaient des leçons à tout le monde sans arrêt et qui se prétendaient le barrage à l'extrême-droite". Le tribun a en effet rappelé que sur 65 duels Nupes-RN au second tour, "les donneurs de leçon de la Macronie ont été incapables de donner une consigne claire dans 52 cas".
"Le Macronisme a plongé le pays dans une impasse", a encore dénoncé Jean-Luc Mélenchon, rejetant les appels à "dépasser les clivages". "Nous ne sommes pas du même monde, nous ne croyons pas au même futur", a encore fustigé le tribun, assurant que "pas un instant, nous ne renonçons à l'ambition d'être ceux qui gouvernent ce pays et qui l'amènent à un autre horizon".
C'est pourquoi le chef de file de la Nupes s'est félicité, qu'après "avoir vu M. Blanquer éliminé dès le premier tour", les électeurs aient "éjecté l'éborgneur Castaner, et l'injurieuse Montchalin". "La déroute du parti présidentiel est totale", a souligné Jean-Luc Mélenchon, se félicitant d'avoir réussi "en un mois", "l'objectif politique que nous nous étions donnés", c'est-à-dire ne pas donner une majorité au camp présidentiel.
Mais cette déclaration ne cache pas l'échec de Jean-Luc Mélenchon de donner une majorité absolue à la Nupes lui permettant de "l'élire Premier ministre", comme il l'appelait de ses vœux. S'il a invité à attendre les résultats définitifs, Jean-Luc Mélenchon semble même se mettre progressivement en retrait. "Je change de poste de combat, mais mon engagement restera dans les premiers de vos rangs, si vous le voulez bien", annonçait déjà l'ancien député des Bouches-du-Rhône.
Il a cependant longuement adressé "un message de combat" à ses soutiens. "Ne doutez pas de vous-même, ne cédez jamais à l'impatience", a encore affirmé Jean-Luc Mélenchon, "la France est un pays politique quand bien même elle s'abstient beaucoup". En effet, malgré l'appel à "un vote massif" durant l'entre-deux-tours par la Nupes notamment, le taux d'abstention est resté haut. Il devrait atteindre entre 53,5% et 54%, en hausse de plus d'un point par rapport au premier tour (52,49%), selon les instituts de sondage.
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