Hier, le chef de la délégation ukrainienne aux pourparlers avec la Russie, David Arakhamia, a déclaré dans une interview à Voice of America* que Kyiv pourrait revenir à la table des négociations fin août. Selon lui, à ce moment-là, Kyiv s'attend à mener une contre-offensive, ce qui devrait renforcer sa "position de négociation". Dans le même temps, l'homme politique a souligné que l'Ukraine n'accepterait pas "la perte de territoire, c'est légalement impossible".
Il ne fait aucun doute que les déclarations d'Arakhamia sont plus directement liées aux événements de ces derniers jours et, en même temps, sont une moquerie ouverte de l'Europe continentale et de ses dirigeants.
Rappelons que vendredi, au lendemain de la visite très médiatisée à Kyiv des dirigeants allemand, français et italien (et du président roumain qui les a rejoints), le Premier ministre britannique s'y est soudain précipité.
L'indice du voyage inattendu semble simple.
Selon les médias occidentaux, malgré l'expression publique du soutien des Européens à l'Ukraine, à huis clos, Macron, Scholz et Draghi "ont persuadé Zelensky de s'asseoir à la table des négociations" avec la Russie.
17 juin, 06:04
Les demandes secrètes de l'Europe à Zelensky révélées
À leur tour, Londres et plus particulièrement Boris Johnson adoptent une position radicalement "faucon". C'est donc tout naturellement que le dirigeant britannique, ayant tout abandonné, s'est précipité à Kyiv pour s'assurer personnellement que les représentants de l'Union eur...
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