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Annecy 2022. Michel Ocelot : « Personne ne veut me donner de l’argent ! »
Philippe Guedj - LePoint -
16/06
ENTRETIEN. Croisé au Festival du film d’animation, le créateur de Kirikou explique les difficultés à monter son film, « Le Pharaon, le Sauvage et la Princesse ».
Michel Ocelot a 78 ans. Mais face à nous, c'est un jeune homme enthousiaste et facétieux, élégamment cintré dans une chemise aux arabesques bleues et blanches, qui s'est confié sur la genèse – tortueuse – de son neuvième long-métrage : Le Pharaon, le Sauvage et la Princesse. Prévu en salle pour le 19 octobre par son distributeur Diaphana, ce recueil de trois contes indépendants a enthousiasmé les festivaliers d'Annecy, où il a été projeté en avant-première le 14 juin dernier. Avant cela, le réalisateur adulé des lieux s'est vu remettre un Cristal d'honneur pour l'ensemble de sa carrière et ses « jolies petites histoires » qu'il dessine et raconte depuis ses débuts.
Comme Guillermo del Toro, au Festival international du film d'animation d'Annecy, Michel Ocelot est chez lui. Durant cette belle manifestation de passionnés, les ovations ne sont certes pas rares à chaque entrée d'artistes en scène. Mais lorsqu'Ocelot déboule, c'est une houle d'amour qui fond sur la foule. Comme un palpable trait supplémentaire d'affection colorant la standing ovation.
Qu'on aime ou pas le style graphique et narratif si caractéristique de ses fables animées, quand Michel Ocelot prend le micro, il y a de la joie – dans la salle et par-dessus les têtes, comme chanterait l'autre. Lui qui a connu de longues années de galère avan... [Courte citation de 8% de l'article original]
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