C'est bien la première fois que l'Algérie menace son voisin de soutenir un mouvement séparatiste. Est-une simple réaction au soutien du Maroc aux autonomistes kabyles ou le prélude à une reconnaissance officielle d'une République rifaine?
C'est la question qui se pose depuis qu'un haut diplomate algérien, Amar Belani, envoyé spécial chargé de la question du Sahara occidental et des pays du Maghreb, a ouvertement souhaité l'avènement d'une République libre au Rif, dans une déclaration au vitriol le 16 mai dernier.
Amar Belani ripostait à une sortie du représentant du Maroc à l'ONU, Omar Hilale, lors d'une réunion du Comité spécial des Nations unies sur la décolonisation. Pour narguer son homologue algérien, qui plaidait la cause sahraouie, il avait à nouveau appelé à la reconnaissance de l'autonomie de la Kabylie.
En juillet 2021, le même Omar Hilale avait, une première fois, provoqué l'ire de l'Algérie en estimant que «le peuple kabyle en Algérie méritait plus que tout autre ...
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