«Tout le monde annonçait l'apocalypse », se souvient Jean-Claude Dardelet, président de l'Agence d'attractivité de Toulouse métropole. Elle n'a pas eu lieu. L'économie du Grand Toulouse a bien mieux résisté que prévu à la crise du Covid. Un miracle ? Pas vraiment. Ici comme ailleurs, la pluie d'argent public (prêts garantis par l'État, plan aéronautique, indemnisation des personnes au chômage…) a largement amorti le choc. En évoquant la « sidération » qui avait saisi tout le monde en mars 2020, lors du premier confinement, Pierre-Olivier Nau, président du Medef de la Haute-Garonne, se félicite qu'ensuite on ait relevé peu de faillites et que le chômage n'ait pas dérapé. « Le "quoi qu'il en coûte", ce n'est pas de la blague. Cela a sauvé une multitude d'entreprises », résume Olivier Rondolotto, PDG de Centrakor, groupe de distribution toulousain spécialisé dans la décoration intérieure bon marché qui fait travailler près de 6 000 personnes en France.
Olivier Rondolotto, PDG de Centrakor, groupe de distribution spécialisé dans la décoration intérieure bon marché : « Le “quoi qu’il en coûte”, ce n’est pas de la blague. Cela a sauvé une multitude d’entreprises. »
« La résilience de l'économie toulousaine doit aussi beaucoup à Airbus », tient à rappeler Bruno Bergoend, président de l'Union des industries et des métiers de la métallurgie Occitanie. Le numéro un mondial de l'aéronautique a rebondi plus vite et plus tôt que prévu, en enregistrant l'an dernier les meilleurs résultats de son histoire (4,2 milliards d'euros de bénéfice). Tendance qui s'est confirmée au premier trimestre de cette année. Si la production de long-courriers (A350 et A330) tourne encore au ralenti, le constructeur met le turbo pour « sortir » 70 à 75 moyen-courriers (A320) par mois l'an prochain. « On peut dire clairement que nous sommes sortis de la crise », affirme Dominique Delbouis, ...
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