Les métaux des bassins de Riotinto et Nerva révèlent les représailles de la colonne minière enterrée à Pico Reja

Eva Saiz - El País - 04/06
L'équipe qui travaille dans la tombe de Séville, la plus grande du régime franquiste, identifie les corps de trente des 60 mineurs abattus le 31 août 1936

Le 19 juillet 1936, un jour après le coup d'État de Francisco Franco, un groupe de 68 mineurs du bassin minier de Huelva se dirigea vers Séville avec une charge de matériel explosif pour aider la place de Séville à contenir l'offensive menée par le général Gonzalo Queipo de Llano. A l'entrée de la capitale, à la hauteur de La Pañoleta (Camas, Séville) ils devaient être rejoints par des gardes civils, théoriquement fidèles à la Seconde République. Ils ignoraient qu'ils avaient conspiré pour passer de l'autre côté et, dès qu'ils les virent arriver, ils tirèrent sur eux. Là, ils ont mis fin à la vie de neuf mineurs. Les autres ont été arrêtés et ont attendu la prise du bassin minier, le 26 août de cette année-là, pour être fusillés cinq jours plus tard.

Leurs corps ont été jetés dans la fosse commune de Pico Reja dans le cimetière sévillan de San Fernando, que le côté franquiste puis la dictature ont transformé en un dépotoir pour les cadavres des victimes de représailles. Ce jeudi, l'équipe technique d'Aranzadi qui travaille sur l'exhumation de ces tombes improvisées a confirmé qu'au...
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