C’est un nouveau procès hors norme qui suivra l’audience fleuve des attaques terroristes du 13 novembre 2015. Celui de l’attentat au camion sur la promenade des Anglais qui a fait 86 morts le 14 juillet 2016 à Nice se tiendra à compter du 5 septembre, à la cour d’appel de Paris. Dans la même salle provisoire de 500 places construite au sein du palais de justice de l’île de la Cité, au cœur de la capitale.
Un « procès historique » de trois mois et demi, soulignent des avocats azuréens, qui ont décidé « d’appréhender ensemble » ce grand rendez-vous judiciaire. Rejoints par d’autres des barreaux de Paris, Reims ou Lyon, ils sont désormais quarante-cinq, engagés au titre de l’aide juridictionnelle et représentant plus de 400 parties civiles, à se retrouver régulièrement, « à Nice ou en visio », pour le préparer.
Objectifs répétés par Me Olivia Chalus-Pénochet, coordinatrice du collectif baptisé « 14-7 avocats » : « Mieux représenter nos clients qui ne viendront pas tous à Paris, coordonner les interventions à l’audience pour les rendre les plus efficaces possible, apporter le maximum d’informations, etc. Il faut être à la hauteur, on le doit à l’événement et aux parties civiles », ajoute-t-elle avec Me Sophie Hebert-Marchal.
Les avocats ont déjà appelé les personnes touchées directement ou indirectement par l’attentat à se constituer parties civiles. « 865 personnes sur les 2 450 indemnisées par le Fonds de garantie (FGTI) ont fait cette démarche ». Pas assez estiment-ils, soulignant l’importance qu’elles « puissent témoigner pour la manifestation de la vérité. C’...
[Courte citation de 8% de l'article original]