Le massacre survenu dans une école d'Uvalde, au Texas, a plongé l'Amérique dans l'effroi et relancé un énième débat sur la libre circulation des armes outre-Atlantique. Les réactions ont afflué du monde entier depuis mardi, manifestant une solidarité à l'égard des familles des victimes. En France, des responsables politiques ont également cherché à livrer une analyse de ce drame, à l'instar du président fondateur de l'Union populaire républicaine, François Asselineau.
Les causes de ces événements aux États-Unis sont multiples à ses yeux, s'inscrivant dans un contexte de "démolition de l’État", de "privatisation des services publics", mais aussi de "hausse des inégalités sociales". Une situation qu'il craint de voir se reproduire en France et contre laquelle il prône un rejet de l'Europe et de l'euro. Au fil de sa démonstration, l'ancien candidat à la présidentielle a avancé un chiffré éloquent : on aurait dit-il déploré côté américain "251 tueries de masse" entre le 1er janvier et le 24 mars.
Les États-Unis ont enregistré en moyenne 1,75 tuerie de masse par jour, "occasionnant ️297 morts" et "1010 blessés", a indiqué François Asselineau. Il précise que l'on emploie ce terme "dès lors qu'un ou plusieurs tireurs ont provoqué au moins 4 morts ou blessés". Il apparaît en réalité délicat de donner une définition exacte de ce que les anglophones qualifient de "mass shootings". Sans doute le terme de "tuerie" employé par le chef de l'UPR n'est-il d'ailleurs pas le plus approprié, puisqu'il laisse à penser que ces actes entraînent toujours des décès.
Aux États-Unis comme ailleurs dans le monde, une fusillade de masse répond souvent à des critères variables. Il est régulièrement admis que cela recouvre les fusillades faisant au moins 4 morts ou blessés, mais certains chercheurs n'incluent derrière cette terminologie que les événements causant des décès. Les travaux qui portent sur ces drames n'incluent en parallèle pas systématiquement dans les décomptes les auteurs des coups de feu lorsque ceux-ci décèdent dans les attaques à main armée.
Quoi qu'il en soit, et même s'il est difficile de s'accorder sur une définition stricte des fusillades de masse, François Asselineau avance des données fiables. Il se réfère à travers ses messages sur les réseaux sociaux à un décompte accessible à tous, publié par l'encyclopédie Wikipédia. Pour en juger la fiabilité, il suffit de se référer aux références systématiques effectuées par les contributeurs, qui apporte pour chaque fusillade une source faisant état des faits et des victimes. Le décompte fait froid dans le dos : environ 250 fusillades ont été répertoriées, causant près de 300 décès.
Lorsque des tragédies comme celle survenue au Texas cette semaine se déroulent sur le sol américain, des statistiques effarantes sont mises en avant, illustrant l'omniprésence des armes outre-Atlantique et ses répercussions dans les crimes et délits. "En moyenne, 40.620 personnes meurent chaque année par arme à feu aux États-Unis", note l'Agence France Presse, citant "l'organisation Everytown For Gun Safety, qui inclut les suicides dans ce chiffre". Rien qu'en 2022, alors que nous n'en sommes pas encore à la m...
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