Volodymyr Zelensky évoquait dès jeudi soir "l'enfer" du Donbass. Après avoir échoué à prendre Kiev et Kharkiv, la deuxième ville ukrainienne, et alors qu'elle a annoncé vendredi avoir pris totalement le contrôle de l'usine d'Azovstal, dernier bastion de résistance à Marioupol, l'armée russe concentre désormais ses efforts militaires dans l'Est et le Sud du pays. Moscou cherche notamment à conquérir l'intégralité de la région, partiellement sous le joug des séparatistes prorusses depuis 2014.
"Les forces d'occupation russe mènent un feu intense sur toute la ligne de front", a fait savoir le porte-parole du ministère ukrainien de la Défense, Oleksandre Motouzianyk, ajoutant que la situation "montrait des signes d'aggravation".
Signe de cette apparente exacerbation du conflit, à Lozova, une ville de l'Est, "un missile russe a frappé la maison de la culture qui venait d'être reconstruite : sept victimes, dont un enfant de onze ans" ont été blessées, a indiqué le président ukrainien sur Telegram, accompagnant son message d'une vidéo qui montre une puissante explosion pulvérisant le bâtiment dans un nuage de fumée.
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LA RUSSIE COUPE LE GAZ À LA FINLANDE
L'approvisionnement en gaz naturel de la Finlande par la Russie a été interrompu samedi 21 mai, a déclaré la compagnie énergétique publique finlandaise Gasum, après que le pays nordique ait refusé de payer le fournisseur Gazprom en roubles.
"Les livraisons de gaz naturel à la Finlande dans le cadre du contrat d'approvisionnement de Gasum ont été interrompues", a déclaré la compagnie dans un communiqué, ajoutant que le gaz serait dorénavant fourni par d'autres sources via le gazoduc Balticconnector, qui relie la Finlande à l'Estonie.
Le groupe finlandais avait indiqué vendredi 20 mai avoir été informé par le géant russe Gazprom de l'interruption samedi des livraisons.
En avril, Gazprom avait réclamé que tous les futurs paiements pour ses livraisons de gaz à l'export soient réglés en roubles plutôt qu'en euros, mais Gasum avait rejeté cette exigence et le groupe avait annoncé mardi qu'il demandait un arbitrage en justice.
À KIEV, DES RECRUES À L'ENTRAINEMENT POUR AFFRONTER LA RUSSIE
Depuis le début de l'invasion russe, de nombreux Ukrainiens se sont engagés dans les unités de la "défense territoriale", une force d'appui à l'armée régulière ouverte à tous les Ukrainiens à la seule condition d'être âgé de 18 à 60 ans.
Une partie d'entre eux qui ont déjà une expérience militaire acquise après l'annexion de la Crimée par Moscou en 2014 et lors du conflit avec les séparatistes prorusses dans l'Est commencé la même année, ont immédiatement participé aux combats.
Les soldats russes se sont désormais repliés sur le Sud et l'Est de l'Ukraine mais, anticipant un conflit qui s'étire, les autorités de Kiev forment à cadence accélérée ces nouvelles recrues afin qu'elles puissent, au besoin, partir affronter l'ennemi.
LA VILLE DE KHARKIV EST PRÊTE À AFFRONTER UN DEUXIÈME ASSAUT RUSSE
La ville de Kharkiv, qui a déjà repoussé un premier assaut russe en février, ne baisse pas la garde et organise sa défense en vue d'une éventuelle deuxième attaque russe. De nouvelles tranchées, des blocs de béton, des sacs de sable, ainsi que nombreux points de contrôle ont été installés autour de la ville.
L'étau s'est desserré autour de Kharkiv mais cette capitale régionale, située à une cinquantaine de kilomètres de la frontière russe, sait qu'elle reste sous menace permanente et a organisé une deuxième ligne de défense derrière les premières lignes.
L'ACIÉRIE D'AZOVSTAL EST TOMBÉE AUX MAINS DES RUSSES
L'aciérie Azovstal, le dernier bastion défendu par les forces ukrainiennes à Marioupol, est passée vendredi 20 mai sous contrôle russe alors que dans le...
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