Alors que les cas d'hépatite pédiatrique d'origine inconnue se multiplient, les scientifiques se creusent les méninges à la recherche d'une explication. La piste virale est privilégiée pour l'instant : adénovirus de type 41 ou coronavirus ou bien les deux ? Faisons le point sur les connaissances actuelles.
L'épidémie d'hépatite d'origine encore inconnue qui touche les enfants à travers le monde continue de s'étendre. Depuis sa détection début avril 2022, plus de 450 enfants ont contracté la maladie et onze en sont décédés en Indonésie, aux États-Unis et en Palestine. Plusieurs d'entre eux ont aussi dû subir une greffe de foie.
Cette hépatite pose une colle aux scientifiques. Les jeunes patients sont négatifs pour les virus de l'hépatite de A à E qui, comme leur nom l'indique, se multiplient dans les cellules du foie et y provoquent des dégâts. L'hypothèse favorisée aujourd'hui est celle d'une infection par un autre virus, l'adénovirus de type 41. Néanmoins, ce dernier n'est pas connu pour induire des problèmes de foie chez les enfants, à l'exception de ceux qui sont immunodéprimés.