L’Antarctique pourrait libérer une quantité d'eau colossale

Nathalie Mayer - Futura Sciences - 13/04
Avec le réchauffement climatique, la glace fond. Le niveau de la mer monte. Et en Antarctique, un phénomène étonnant pourrait contribuer à ce processus : l’hydrofracturation des barrières de...

Avec le réchauffement climatique, la glace fond. Le niveau de la mer monte. Et en Antarctique, un phénomène étonnant pourrait contribuer à ce processus : l'hydrofracturation des barrières de glace. Elle pourrait être à l'origine de la libération d'une quantité colossale d'eau.

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Ce que les chercheurs appellent une barrière de glace, c'est une étendue de glace de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de mètres d'épaisseur. Un peu comme une immense langue glacée qui vient à la rencontre de l'océan. Retenant les glaciers qui, sans elle, s'écouleraient librement dans l'eau. Entraînant une élévation importante du niveau mondial de la mer.

L'ennui, c'est que dans le contexte de réchauffement climatique anthropique, les barrières de glace fondent par le haut et par le bas. Prises en sandwich qu'elles sont entre l'atmosphère et l'océan dont les températures augmentent. Pour mieux comprendre ce qui se joue du côté de l'Antarctique, des chercheurs de l’université de Reading (Royaume-Uni) nous présentent aujourd'hui les résultats de nouvelles simulations sous différents scénarios de réchauffement.

Selon eux, un réchauffement de 4 °C par rapport aux températures préindustrielles exposerait quatre barrières de glace -- Larsen C, Wilkins, l'île du Pin et certaines parties de la barrière de Shackleton -- à un risque d'effondrement par « hydrofracturation ». La faute donc notamment... à un excédent de neige !

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