Qui sont celles qui ont refusé de devenir la future Première ministre d'Emmanuel Macron ?

LCI - 03/05
[VIDÉO] - Emmanuel Macron devrait bientôt remplacer Jean Castex, a priori par une femme à la sensibilité de gauche et écologiste. Plusieurs noms ont circulé et certaines personnalités, dont la dernière en date Valérie Rabault, se sont même vues offrir le poste, avant de le refuser.

Emmanuel Macron devrait bientôt remplacer Jean Castex, a priori par une femme à la sensibilité de gauche et écologiste.
Plusieurs noms ont circulé et certaines personnalités, dont la dernière en date Valérie Rabault, se sont même vues offrir le poste, avant de le refuser.

Il est à la recherche de "quelqu'un qui est attaché à la question sociale, à la question environnementale et à la question productive". Et de préférence une femme. Voilà les conditions à remplir pour devenir la prochaine Première ministre d'Emmanuel Macron. Alors qu'il ne compte pas nommer de successeure à Jean Castex avant la cérémonie d'investiture qui aura lieu le samedi 7 mai prochain, Emmanuel Macron aurait déjà approché ou envisagé plusieurs femmes, dont certaines ont refusé d'entrer à Matignon.

C'est le cas de Valérie Rabault, présidente du groupe PS à l'Assemblée nationale. Son entourage a confirmé ce mardi à TF1 et LCI qu'elle avait décliné le poste de Premier ministre qui lui a été proposé, notamment parce qu'"elle a voté contre tous les budgets des gouvernements Macron, elle reste loyale au PS". De plus, elle refuse d'avoir à porter le projet de la retraite à 65 ans.

Avant elle, c'est Véronique Bédague qui aurait refusé d'entrer à Matignon, selon Le Parisien. Directrice générale du géant de l'immobilier Nexity, elle aurait été longuement reçue par le secrétaire général de l'Élysée Alexis Kohler la semaine dernière, avant de lui faire part de son refus de succéder à Jean Castex. Elle cochait pourtant plusieurs cases : énarque à la sensibilité de gauche, elle a travaillé au ministère de l'Économie, été secrétaire général de la Ville de Paris sous Bertrand Delanoë et directrice de cabinet de Manuel Valls à Matignon de 2014 à 2016. 

Je ne suis pas à vendre."

Carole Delga, présidente socialiste de la région Occitanie

Si le poste ne lui a pas été directement proposé mais son nom soufflé "par plusieurs personnes qui soutiennent Emmanuel Macron", Carole Delga a, elle aussi, démenti toute envie de devenir Première ministre. "Je n’ai candidaté à rien, et je ne serai pas une Première ministre d’un programme libéral comme celui d’Emmanuel Macron qui est injuste, en particulier pour les plus faibles", a assuré la présidente socialiste de la région Occitanie au micro de France Bleu le 28 avril. "Je ne suis pas à vendre", a ajouté la socialiste.

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Autre nom, parmi ceux qui reviennent le plus pour occuper la fonction : celui de la ministre du Travail Elisabeth Borne, ancienne directrice de cabinet de Ségolène Royal au ministère de l'Écologie. Lundi 25 avril dernier sur RTL, elle a pourtant estimé que "ce n’[était] pas le sujet", "ce n’est pas la question". "Ce qui est important, c’est d’entendre le message des Français, leurs inquiétudes sur le pouvoir d’achat, leurs attentes sur l’écologie, et je n’ai pas de doutes qu’Emmanuel Macron trouvera l’équipe pour mener ce projet", a indiqué celle qui est membre du gouvernement depuis le début du premier quinquennat d'Emmanuel Macron.

De son côté, ce mardi, l'entourage d'Emmanuel Macron a assuré que "le président n'a proposé le poste de Premier ministre à personne".

J.F

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