VERS DES PROLONGATIONS ?
C'est, en principe, le weekend de la dernière chance : Jean-Luc Mélenchon et les Insoumis appellent les gauches à sortir de la "culture de la défaite" alors que s'écoulent les dernières heures prévues pour leurs négociations en vue des législatives, même si le scénario d'une prolongation à la semaine prochaine se fait jour.
Dimanche soir était la date butoir pour un accord mentionnée par tous les protagonistes, évoquant les impératifs de propagande électorale en vue des élections les 12 et 19 juin.
Or, on est "toujours dans le flou", glisse à l'AFP Alain Coulombel, l'un des négociateurs d'EELV, alors que les discussions ont repris samedi après-midi au siège de LFI avec son parti.
Après avoir jugé vendredi matin qu'un accord était "en vue", le chef des Verts Julien Bayou a suggéré, samedi à l'AFP, qu'EELV était attentif aux discussions avec les autres partis avant de conclure : "Nous on souhaite que ça avance, avec tout le monde, et entre tout le monde".
DIMANCHE SOCIAL
Plusieurs dizaines de milliers de personnes défileront dimanche pour la traditionnelle Journée internationale du travail, à l'appel de nombreux syndicats et associations, qui espèrent faire entendre une semaine après le second tour de la présidentielle leur souhait d'une politique plus sociale et plus écologique.
Bonjour à tous ! Suivez avec nous cette journée politique pendant laquelle un accord en vue des législatives pourrait être trouvé entre les différents partis de gauche.
Forte des 22% des voix de son candidat, Jean-Luc Mélenchon, à la présidentielle, La France insoumise a lancé des discussions bilatérales notamment avec EELV, le PCF et le Parti socialiste, afin de trouver un accord aux législatives et se donner une chance d'envoyer le tribun Insoumis à Matignon. Un accord entre LFI et ses partenaires pourrait être trouvé ce week-end. Samedi soir, le PCF a toutefois estimé que "les propositions de La France insoumise n'ont pas permis à cette heure" de trouver un accord.
Vendredi, Emmanuel Macron a dit son souhait d'"un retour au calme et à la concorde" après la bataille présidentielle, évoquant "un paquet à l'été" pour les premières mesures sur "le pouvoir d'achat, sur l'école et la santé". Sur les retraites, il a réaffirmé vouloir augmenter le minimum à 1100 euros net, défendant à nouveau son projet très controversé de report de l'âge de la retraite à 64-65 ans, estimant que "la seule chose qu'on peut faire c'est travailler davantage en prenant en compte la pénibilité".
Le patron des Républicains Christian Jacob a confirmé samedi qu'il ne serait pas candidat à un nouveau mandat lors des élections législatives. Cet ancien chiraquien, élu depuis 1995 dans la 4e circonscription de Seine-et-Marne, ministre entre 2002 et 2007, explique avoir pris sa décision "depuis deux ou trois ans".
À l'extrême droite, le Rassemblement national a lancé, jeudi à Fréjus, son offensive des législatives, avec Marine Le Pen candidate à sa succession dans le Pas-de-Calais et l'espoir de constituer un "groupe puissant" à l'Assemblée nationale. Après les 41,5% recueillis à la présidentielle, c'est le président par intérim du parti, Jordan Bardella, qui a appelé à un "troisième tour" les 12 et 19 juin, face à "l'arrogance" d'Emmanuel Macron.
Le RN a prévenu qu'il aurait des candidats da...
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