Les forces russes ont maintenu samedi leur pression sur les régions de l'est et du sud de l'Ukraine, particulièrement autour de Kharkiv, la grande ville du nord-est, où elles tentent d'accentuer leur contrôle, en dépit, selon Kiev, de revers sur le terrain. De violentes explosions ont été entendues dans la nuit de vendredi à samedi à Kharkiv, deuxième ville du pays, pilonnée depuis des semaines par l'artillerie russe. Volodymyr Zelensky a reconnu que la situation dans la région était "difficile", "mais nos militaires obtiennent des succès tactiques", a-t-il ajouté.
De son côté, la France va "renforcer" l'envoi de matériel militaire à l'Ukraine ainsi que son aide humanitaire à ce pays, a annoncé samedi l'Élysée après un entretien entre le président réélu Emmanuel Macron et son homologue Volodymyr Zelensky.
DÉCRÉDIBILISATION
WASHINGTON
En mobilisant 40 pays et en prévoyant un budget de 33 milliards pour l'Ukraine, Washington choisit d'ignorer les menaces de Vladimir Poutine d'utiliser l'arme nucléaire et affronte Moscou de façon de moins en moins voilée, ne craignant apparemment pas de pousser le président russe dans ses retranchements. Au lendemain d'une réunion organisée par Washington à Ramstein, en Allemagne, pour organiser le soutien d'une quarantaine de pays à l'Ukraine, Vladimir Poutine a promis mercredi une réponse "rapide et foudroyante" en cas d'intervention extérieure dans le conflit.
Le président russe a mentionné "ces outils dont personne d'autre ne peut se vanter actuellement", une allusion à peine voilée à l'arme nucléaire tactique, dont la doctrine militaire russe prévoit l'utilisation pour forcer un adversaire à reculer.
ÉTUDIANTS LIBANAIS
Après avoir fui la guerre en Ukraine, des étudiants libanais s'efforcent désormais de terminer leurs études dans leur pays où ils sont confrontés à un avenir précaire en raison d'une crise économique sans précédent qui affecte leurs perspectives de carrière.
"Mieux vaut la guerre qu'être ici", soupire Yasser Harb, en dernière année de médecine, qui a quitté la capitale Kiev deux jours avant l'invasion russe le 24 février. Avouant être rentré au Liban pour rassurer ses parents, il se retrouve dans un pays où l'électricité se fait rare, où le cours de la monnaie s'est effondré et le coût de la vie a explosé.
DEMYDIV
Lorsque les inondations ont frappé, Maria Didovets n'a pas pu ouvrir la porte pour quitter sa maison près de Kiev, alors la femme de 82 ans a dû sortir par une fenêtre. En plus de la dévastation et de la mort causées par les missiles russes, l'invasion a également provoqué des inondations à Demydiv, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Kiev, après une frappe russe sur un barrage voisin.
"L'eau nous a envahis. Nous avons tellement lutté", lâche Maria Didovets qui porte des bottes en caoutchouc, dans l'eau jusqu'aux chevilles, devant sa maison dont la cave est toujours inondée. La frappe russe a touché le barrage et une centrale hydroélectrique de Kiev fin février, envoyant un déluge d'eau dans certaines parties de Demydiv, a déclaré à l'AFP un responsable du village, Oleksandr Melnychenko.
DISCUSSIONS
Le porte-parole de la présidence turque, Ibrahim Kalin, a rencontré samedi le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Kiev, ont annoncé ses services. Membre de l'Otan et alliée de l'Ukraine, la Turquie s'efforce depuis le début de la guerre de faciliter une médiation entre Moscou et Kiev.
La teneur des discussions n'a pas été révélée. M. Kalin était accompagné du vice-ministre des Affaires étrangères, Sedat Onal. La Turquie a accueilli par deux fois des négociations directes entre les deux parties, le 10 mars au niveau ministériel à Antalya (sud) et le 29 mars à Istanbul.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan cherche désormais à organiser un sommet à Istanbul entre le président russe Vladimir Poutine et M. Zelensky.
ON FAIT LE POINT
Bonjour à tous.
Par ailleurs, l'aéroport d'...
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