«Le Président» de César Aira ou les déambulations d'un chef d'État névrosé

Thomas Deslogis - Slate FR - 28/04
Le septuagénaire argentin signe un livre d'une centaine de pages dans lequel la fonction suprême importe moins que la liberté qu'elle permet.

Qu'attendre d'un petit livre d'à peine plus de cent pages, sorti en plein milieu d'une campagne présidentielle et intitulé Le Président? Normalement pas grand-chose, sauf lorsque le titre précise que ledit président «ne devrait pas dire ça» ou lorsqu'il ne s'agit pas d'un énième portrait autorisé, mais d'un roman qui ne fait pas parler un président français mais argentin.

Et encore. Une fois l'ouvrage ouvert, on se demande si la nationalité de l'élu en question revêt finalement un quelconque intérêt, si sa fonction, pourtant suprême, est à comprendre au premier degré, et si...
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