Qu'attendre d'un petit livre d'à peine plus de cent pages, sorti en plein milieu d'une campagne présidentielle et intitulé Le Président? Normalement pas grand-chose, sauf lorsque le titre précise que ledit président «ne devrait pas dire ça» ou lorsqu'il ne s'agit pas d'un énième portrait autorisé, mais d'un roman qui ne fait pas parler un président français mais argentin.
Et encore. Une fois l'ouvrage ouvert, on se demande si la nationalité de l'élu en question revêt finalement un quelconque intérêt, si sa fonction, pourtant suprême, est à comprendre au premier degré, et si...
[Courte citation de 8% de l'article original]