Pour son premier déplacement depuis sa réélection, Emmanuel Macron a plongé dans l'effervescence et la bousculade du marché Saint-Christophe de Cergy (Val-d'Oise), ville où Jean-Luc Mélenchon a obtenu 48% des voix au premier tour de la présidentielle. La séquence de deux heures a donné des sueurs froides à son service d'ordre, qui a dû déployer le parapluie contre un jet de tomates cerises qui n'a pas touché le président, alors que les habitants se pressaient pour l'approcher.
ROUSSEL REGRETTE QUE LES LEGISLATIVES SOIENT "PREDISENTIALISEES"
Alors que Jean-Luc Mélenchon répète que les Français peuvent le faire élire Premier ministre avec les élections législatives, Fabien Roussel (PCF) a regretté sur Public Sénat que ce scrutin soit "prédisentialisé". "Nous qui luttons contre le présidentialisme des élections, je regrette qu’on présidentialise aussi les législatives et le Parlement", a déclaré celui qui appelle de ses voeux une rencontre entre les quatre forces de gauche impliquées pour construire une union de la gauche, à savoir écologistes, socialistes, communistes et insoumis.
RUFFIN PENSE LE PROJET DE MACRON "MINORITAIRE"
Le député de la Somme membre du groupe insoumis à l'Assemblée François Ruffin a estimé sur France Inter que l'élection d'Emmanuel Macron était "légitime, ce n'est pas le soucis". En revanche selon lui, "le projet qu’il porte est minoritaire dans le pays (…) détaché des Français".
BONJOUR
Bienvenue dans ce live consacré à l'actualité politique du jour. Au programme ce jeudi 28 avril : le dernier Conseil des ministres du gouvernement Castex et la poursuite des négociations en vue des élections législatives. Bonne lecture !
Les tractations historiques entre La France insoumise et le Parti socialiste ont démarré mercredi par une rencontre "positive" selon les protagonistes, contrastant avec les tensions stratégiques et de fond qui continuent de perturber les discussions entre insoumis et écologistes. Dans le même temps, LFI a regretté, mercredi, que EELV ait semblé "revenir" sur son accord incluant la retraite à 60 ans, le blocage des prix du carburant et l'application du principe de désobéissance en Europe "quand cela est indispensable pour appliquer notre programme". Manuel Bompard a en particulier mis en cause des propos de Yannick Jadot, réticent à reconnaître le leadership de Jean-Luc Mélenchon.
À droite, le patron des sénateurs LR, Bruno Retailleau, a assuré mercredi, dans la lignée de la motion adoptée la veille par le parti, que le premier groupe du Sénat resterait "indépendant du macronisme".
Pour sa part, Eric Zemmour (Reconquête!), qui reproche au RN de refuser un accord pour les législatives, a indiqué mercredi que son parti ne présenterait "pas de candidat" face à Marine Le Pen (RN), Eric Ciotti (LR) et Nicolas Dupont Aignan (Debout la France) au nom de "l'union nationale".
Sur lemême thème