Après l'élection présidentielle, cap sur les législatives. En juin prochain, les Français seront à nouveau appelés aux urnes pour élire les députés de l'Assemblée nationale. Pour ce faire, la France est divisée en 577 territoires distincts, appelés circonscriptions, regroupant environ 125.000 habitants chacun. Dans chacune d'entre elles, différents candidats, représentant généralement l'ensemble des forces politiques, s'affrontent en deux tours.
Il s'agit d'un scrutin uninominal majoritaire. Lors du premier tour, fixé le 12 juin, les candidats qui recueillent les suffrages de plus de 12,5% des électeurs inscrits sur les listes (et non des votants) se qualifient pour le second tour. Si ce n'est pas le cas, seuls les deux premiers se qualifient. Le dimanche suivant, le candidat enregistrant le plus de voix est élu à l'Assemblée nationale et devient député de sa circonscription. Au total, 577 députés sont donc amenés à siéger au palais Bourbon.
C'est ainsi que le président de la République dispose, ou non, de la majorité. Si 289 députés proviennent de la même formation politique, ils forment alors la majorité absolue à l'Assemblée nationale, l'une des deux chambres du Parlement avec le Sénat, permettant de voter les lois. Le Premier ministre nommé par le chef de l'État doit correspondre à la force majoritaire.
À partir de 15 députés, un groupe politique peut se former. Actuellement, neuf groupes composent l'Assemblée nationale. La majorité présidentielle est composée de La République en marche (273 députés), du MoDem (52), et d'Agir (22). De son côté, l'opposition est divisée en six groupes : Les Républicains (94), les Socialistes (26), l'UDI (19), Libertés et Territoires (17), La France insoumise (17), et Gauche démocrate et républicaine (15). 23 députés, dont ceux du Rassemblement national, ne font partie d'aucun groupe et sont déclarés "non-inscrits".
Tous sont élus pour un mandat de cinq ans... sauf si le président de la République en décide autrement. Le chef de l'État bénéficie en effet du pouvoir de dissoudre l'Assemblée nationale, et ainsi convoquer de nouvelles élections législatives. Jacques Chirac est le dernier à avoir utilisé ce moyen, en 1997. Cela avait alors débouché sur une cohabitation (lorsque la majorité à l'Assemblée provient d'une force politique différente de celle du président de la République). Ce qu'espèrent, cette année, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen ou Éric Zemmour.
Sur lemême thème