Dans les entrailles du 'CatalanGate'

Joaquín Gil - El País - 24/04
L'auteur de l'enquête sur l'espionnage présumé de 63 architectes du "procés" craint qu'il n'y ait plus de victimes en Espagne
Le président de la Generalitat, Pere Aragonès, ce jeudi au Congrès des députés, lors d'une réunion sur la CatalanGate.J.J.Guillen (EFE)

Quand on demande à John Scott-Railton, chercheur au Citizen Lab, le groupe de cybersécurité de l'Université de Toronto qui a secrètement enquêté pendant 21 mois sur l'espionnage présumé des indépendantistes avec le programme Pegasus, s'il y a plus de victimes en Espagne, il réagit comme une source : « Je suis sûr que ce n'est que la pointe de l'iceberg. Nous avons de la chance que de nombreuses organisations de Catalogne aient participé à nos recherches, mais il y a beaucoup de travail à faire », a déclaré à EL PAÍS le coordinateur du rapport CatalanGate.

L'expert estime que ces victimes ne devraient pas nécessairement être des indépendantistes. Il peut s'agir d'hommes politiques d'autres sensibilités ou de citoyens des domaines les plus divers.

Scott-Railton pilote depuis six ans une équipe de la Munk School of Global Affairs de l'université canadienne, qui traque de manière pionnière dans le monde les astuces pour sniffer les téléphones des journalistes, politiciens et militants avec le programme Pegasus. Un virus qui, selon son créateur -la firme israélienne NSO Group-, ne peut être acheté que par des organismes publics tels que les armées, la police et les services de renseignement pour, en théorie, surveiller le crime organisé et le terro...
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