Bureaux de vote : va-t-on manquer d'assesseurs ?

LCI - 23/04
[VIDÉO] - Les mairies préparent les isoloirs et les urnes. Mais derrière cette logistique, il faut aussi des assesseurs. Ces bénévoles s'assurent du bon déroulement du scrutin aux côtés des présidents de bureau. Certaines communes cherchent encore des volontaires.

Les mairies préparent les isoloirs et les urnes. Mais derrière cette logistique, il faut aussi des assesseurs. Ces bénévoles s'assurent du bon déroulement du scrutin aux côtés des présidents de bureau. Certaines communes cherchent encore des volontaires.

À quelques heures de l'ouverture des bureaux de vote, il n'y a pas une minute à perdre dans la mairie de Fontenay-sous-Bois dans le Val-de-Marne. Démarchage téléphonique, appel à candidatures sur les réseaux sociaux, en pleine période de vacances scolaires, l'équipe travaille d'arrache-pied pour trouver des assesseurs. Mais à la veille de l'élection, il reste encore quatre bureaux sur 33 où il manque du monde.

Dans chaque lieu de vote, il faut quatre personnes minimum à l'ouverture : un président, deux assesseurs et un secrétaire. Une fois le bureau ouvert, il faut au moins deux personnes tout au long de la journée. Et pour la fermeture à 19h ou 20h, il faut les quatre mêmes personnes que le matin. Mais que se passe-t-il s'il manque du monde ?

Pour Nourredine Hamdoud, directeur général des services de la mairie de Fontenay-sur-Bois, "de toute façon, il faut que les bureaux puissent ouvrir. Ça, c'est un impératif, ça ne se discute pas. Si à 8 heures, nous constatons qu'il manque des assesseurs, le code électoral autorise le président de bureau à faire appel aux premiers électeurs qui arrivent". Et ils ne peuvent pas refuser.

À Vire en Normandie, pas de réquisition, mais la mairie a trouvé in extremis des bénévoles et en passant par la presse locale. Il s'agit d'une première, car le profil des assesseurs a changé. Autrefois, ce sont surtout des habitués, militants politiques ou élus. Aujourd'hui, il faut aller puiser dans la société civile, à l'image de cette étudiante. "C'est juste pour donner un coup de main. Nous, les jeunes, il faut qu'on se mobilise aussi", a expliqué Léa Picot, nouvelle assesseure.

Moins d'assesseurs se traduisent souvent par des fils d'attente comme on en a vu il y a 15 jours au premier tour.

TF1 | Reportage N. Gandillot, R. Roine, I. Blons

La rédaction TF1 Info

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