La stratégie «zéro Covid» chinoise a bien fonctionné depuis que la maladie est apparue fin 2019. Les cas de contamination provenant généralement de voyageurs venus de l'étranger ou ceux survenus dans quelques villes ne se sont pas multipliés grâce à des confinements très stricts. Mais l'épidémie d'Omicron repérée en mars est un nouveau défi pour la Chine.
Quelque vingt-trois villes, totalisant près de 200 millions d'habitants, sont actuellement en confinement total ou partiel. Dès qu'un cas positif y est détecté, même asymptomatique, la personne concernée et ses cas contacts sont mis à l'isolement tandis que le bâtiment où elle réside est barricadé entre sept et quatorze jours.
Début mars, l'épicentre de l'épidémie s'est d'abord situé dans la province du Jilin, au nord-est de la Chine où des décès ont été recensés. Très vite, le Liaoning voisin a été touché et, le 21 mars, les 9 millions d'habitants de Shenyang, sa capitale, ont été confinés. Après quoi, dans le sud de la Chine, la reprise de l'épidémie a semblé diminuer rapidement, notamment à Shenzhen. Ses 17 millions d'habitants, confinés pendant une semaine à la mi-mars, ont pu reprendre le travail avec obligation de faire un test PCR toutes les 48 heures. Mais c'est maintenant à Shanghai que se développe cette nouvelle vague de contamination.
Lundi 4 avril, la mairie de Shanghai a recensé 13.35...
[Courte citation de 8% de l'article original]