À dix jours du scrutin présidentiel, l'écart entre le président sortant Emmanuel Macron et Marine Le Pen continue de se resserrer dans les sondages, au premier tour, mais aussi dans le scénario d'un duel au deuxième tour. La percée de la candidate du Rassemblement national inquiète de plus en plus l'entourage du candidat d'En Marche. Mais ce dernier a sa part de responsabilité dans le succès de la prétendante d'extrême droite, a estimé sur LCI la candidate socialiste Anne Hidalgo, sur le plateau de "Quinze jours pour convaincre".
Selon notre dernier sondage, sept points séparent les candidats au premier tour, et le chef de l'État actuel l'emporterait à 54% au second. "Bien sûr, Marine Le Pen peut gagner la présidentielle", a redouté jeudi auprès du Parisien le soutien d'Emmanuel Macron et ancien Premier ministre Edouard Philippe. Si le scénario inquiète les macronistes, il était pourtant prévisible, selon la maire de Paris : "Quand on joue avec le feu, qu'on fait en sorte que le paysage politique, totalement explosé, soit un paysage dans lequel il n'y aurait plus qu'un candidat qui serait, soi-disant, celui d'une forme de raison, et en face l'extrême droite, en effet, tout est possible", a-t-elle fustigé.
La candidate du PS a toutefois assuré qu'en cas d'un second tour opposant le candidat marcheur à Marine Le Pen, elle choisirait Emmanuel Macron. "Pour moi, les choses sont très claires : barrage au rassemblement national, à l'extrême droite d'une façon générale", a-t-elle lancé. Avant de poursuivre : "C'est un principe républicain, c'est pour ça qu'il faut une gauche républicaine laïque qui n'hésite pas sur ses principes et ses valeurs".
Anne Hidalgo a en effet critiqué la position de son concurrent de la même famille politique, Jean-Luc Mélenchon, qui a indiqué qu'en cas de duel entre le président sortant et la candidate du RN, il consulterait sa base de parrains pour connaître la marche à suivre. En 2017, le candidat insoumis n'avait déjà pas appelé à voter pour Emmanuel Macron mais avait demandé "pas une voix pour Marine Le Pen". "Moi, j'ai appelé à voter contre Marine Le Pen et pour Emmanuel Macron", a rappelé la maire de Paris.
La candidate socialiste a par ailleurs estimé possible qu'elle soit "très largement au-dessus" du score de 2% d'intentions de vote environ que lui prédisent les sondages. Si elle a reconnu que la gauche avait fait des "erreurs" par le passé et ne s'était "pas suffisamment reconstruite" après "cinq années très difficiles", elle s'est montrée déterminée et a appelé les électeurs à la soutenir pour "sortir d'une impasse mortifère".
"Non, notre pays n'est pas condamné à avoir, élection après élection, un candidat pour lequel il faudrait voter pour éviter l'extrême droite", a défendu la maire de Paris, ajoutant qu'Emmanuel Macron "ne ...
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