EN DIRECT - Présidentielle 2022 : "La campagne n'a pas eu lieu", déplore Anne Hidalgo

LCI - 01/04
[VIDÉO] - Interviews, instants de campagne sur le terrain avec nos journalistes politiques, sondages, analyses... À 9 jours du premier tour, suivez dans ce live toute l'actualité de l'élection présidentielle 2022.
L'essentiel

Interviews, instants de campagne sur le terrain avec nos journalistes politiques, sondages, analyses...

À 9 jours du premier tour, suivez dans ce live toute l'actualité de l'élection présidentielle 2022.

aujourd'hui

vendredi 1 avril 2022
09:50

A. HIDALGO SOUTIENT LE "BARRAGE À L'EXTRÊME-DROITE" AU 2ND TOUR

En cas de second tour opposant Emmanuel Macron à Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon a indiqué qu'il consulterait sa base de parrains. En 2017, le candidat insoumis n'avait pas appelé à voter pour Emmanuel Macron mais avait demandé "pas une voix pour Marine Le Pen". "Moi, j'ai appelé à voter contre Marine Le Pen et pour Emmanuel Macron en 2017. Pour moi les choses sont très claires : barrage au rassemblement national, à l'extrême droite d'une façon générale, c'est un principe républicain, c'est pour ça qu'il faut une gauche républicaine laïque qui n'hésite pas sur ses principes et ses valeurs", a réagi sur LCI la candidate socialiste Anne Hidalgo.

09:34

EN CAS D'ÉCHEC, "LE PS SE RELÈVERA", ASSURE A. HIDALGO

La campagne d'Anne Hidalgo est "autofinancée", a assuré sur LCI la candidate du PS. En cas d'échec, "le PS s'en relèvera parce que nos idées sont fortes, républicaines", a-t-elle assuré. "Ma présence à la présidentielle 2022 est un point d'appui pour affirmer nos idées, (...) mais aussi pour donner une perspective, dont on a besoin en matière de changement climatique, justice sociale et de démocratie", a-t-elle ajouté.  

"Si la gauche doit revenir aux responsabilités au pays, ce sera par cette gauche républicaine. Qu'il faille s'ouvrir, ouvrir les portes et les fenêtres pour engager un travail plus direct avec tout le monde social et syndical, associatif, bien sûr. Mais je regarde ce qu'il s'est passé dans d'autres pays : souvent après la crise financière de 2008, la social-démocratie s'était effondrée, on l'avait donnée pour morte. Parfois, il faut du temps, entre 5 et 10 ans pour se reconstruire, on va essayer d'accélérer le tempo", a-t-elle poursuivi.

09:26

LA POSITION D'ANNE HIDALGO SUR LE DOSSIER MCKINSEY

La polémique autour du cabinet McKinsey "est justifiée, je pense que c'est une méthode soi-disant efficace mais dont on voit toute l'inefficacité", a critiqué sur LCI la candidate PS Anne Hidalgo. "On emploie des gens qui ne connaissent pas grand-chose à la gestion des services publics. (...) Quand on vous explique que l'hôpital est une entreprise et doit répondre aux mêmes critères de rentabilité, je dis non. Ce n'est pas une entreprise, mais un endroit qui doit soigner", a-t-elle estimé. 

"Il y a pléthore de fonctionnaires, de haut-fonctionnaires, d'inspection générales, qui font leur boulot et bien, pour beaucoup moins cher", a-t-elle poursuivi. "Emmanuel Macron a été élu avec l'idée qu'il serait efficace, mais il ne l'a pas été, il a démantelé beaucoup l'État", a-t-elle encore fustigé, estimant que "on a la chance d'avoir un État avec des fonctionnaires formés à la question de l'intérêt général, c'est là-dessus qu'il faut s'appuyer pour faire fonctionner l'État".

À la mairie de Paris, qu'elle dirige, "on fait appel à des cabinets de conseil, mais pas dans ces proportions-là", a-t-elle assuré. "Le problème n'est pas le principe, mais je fais très peu appel à ces cabinets, j'ai une inspection générale que je sollicite quand je dois améliorer un service", a-t-elle ajouté.

09:19

ANNE HIDALGO SOUHAITE MAINTENIR LA REDEVANCE DU SERVICE PUBLIC

Au sujet de la redevance télévisuelle, Anne Hidalgo souhaite la maintenir. "Je pense qu'il faut soutenir le service public", a estimé la candidate socialiste sur LCI. "Je considère que dans le domaine de l'information et la culture est absolument essentiel pour garantir une forme de pluralisme face à la concentration dans les médias, (...) qui manque un peu dans notre pays", a-t-elle ajouté, citant un récent rapport du Sénat sur le sujet.

09:16

LES PROPOSITIONS D'ANNE HIDALGO SUR PARCOURSUP

Anne Hidalgo souhaite remplacer Parcoursup par un "système d'orientation" qui démarre à la 3e, et augmenter le nombre de places  dans l'enseignement supérieur "dans toutes les filières", pour "arrêter de gérer la pénurie". Elle considère que Parcoursup est une "manière de sélectionner très inhumaine et anxiogène pour nos jeunes et leurs familles". Elle propose aussi une "généralisation de tous les diplômes en alternance après le bac".

09:12

RSA : "ON N'EST PAS PAUVRE PAR PLAISIR", FUSTIGE A. HIDALGO

Selon un sondage Ifop, 8 Français sur 10 sont favorables à conditionner le RSA à une activité de retour à l'emploi. "Je n'ai pas dû rencontrer les mêmes personnes. Je ne veux pas reprendre l'expression du président, mais pour connaître l'opinion des Français, il faut traverser la rue et aller leur parler, vous saurez ce qu'ils pensent, peut-être mieux parfois que par des études un peu éloignées", a tancé la candidate PS Anne Hidalgo sur LCI. 

Elle assure que les Français qu'elle rencontre sont "choqués" de cette proposition qui "stigmatise les personnes en difficulté". "On n'est pas pauvre par plaisir et par goût : il peut arriver des accidents de la vie, qui font que vous perdez votre job et que ce n'est pas que de votre faute", a-t-elle critiqué. "Je suis très choquée par ces propositions, mais elles sont symboliques de cette façon qu'a Emmanuel Macron de considérer les gens qui n'ont pas selon lui réussi leur vie. Un président de la République devrait faire preuve de compassion et ne devrait pas parler comme ça des gens...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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