Présidentielle : "Le plan d'Emmanuel Macron est de dédiaboliser les extrêmes", assure Valérie Pécresse

LCI - 31/03
[VIDÉO] - Remise du Covid-19, la candidate des Républicains s'est voulue combattive sur LCI, ce jeudi, affirmant qu'elle pourrait accéder au second tour du scrutin présidentiel. Elle accuse Emmanuel Macron de vouloir "installer depuis le début" un duel avec Marine Le Pen, "son assurance victoire" selon elle.
L'essentiel

Remise du Covid-19, la candidate des Républicains s'est voulue combattive sur LCI, ce jeudi, affirmant qu'elle pourrait accéder au second tour du scrutin présidentiel.

Elle accuse Emmanuel Macron de vouloir "installer depuis le début" un duel avec Marine Le Pen, "son assurance victoire" selon elle.

"Au second tour, j'y serai" : après avoir dû mener sa campagne à distance ces derniers jours, car testée positive au Covid-19, Valérie Pécresse, désormais guérie, revient dans la course à l'Élysée et veut se montrer plus déterminée que jamais. "Je peux être la surprise du deuxième tour, si les électeurs veulent un vrai programme de droite fort (...), efficace et républicain, et réformateur", a défendu la candidate des Républicains sur le plateau de "Quinze jours pour convaincre" sur LCI, ce jeudi 31 mars. 

Interrogée quant à son choix en cas de duel entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen au second tour, un scénario qui se profile, selon les sondages, la présidente de la région Ile-de-France a encore refusé de se positionner. "Je sais prendre mes responsabilités quand il le faut, mais la situation actuelle n'est pas du tout celle-là", a-t-elle assuré. Si elle n'a pas nié la possibilité d'une victoire de la candidate du RN - "si la démagogie entre dans cette campagne, tout est possible" -, Valérie Pécresse a affirmé en même temps que ce scénario n'aura pas lieu, assurant qu'elle sera elle-même au second tour. 

Emmanuel Macron cherche à "dédiaboliser les extrêmes pour se retrouver face à eux"

La candidate est toutefois créditée aux alentours de 10,5% dans nos derniers sondages rolling, au coude-à-coude avec le fondateur de Reconquête!, Eric Zemmour, dépassée par le candidat insoumis, Jean-Luc Mélenchon, la candidate RN et le président sortant. "Les Français sont très hésitants, et aujourd'hui, les sondages ne veulent rien dire", a-t-elle plaidé. "Les Français sont libres, ils peuvent voter pour qui ils souhaitent le 10 avril. Je les appelle à voter pour une droite sincère, qui ne ment pas, n'est pas dans le zigzag, qui va faire des réformes, et non pas recopier et mal plagier", a-t-elle poursuivi, ciblant Emmanuel Macron, qu'elle accuse de siphonner son propre programme. 

Au passage, Valérie Pécresse a aussi attaqué l'actuel chef de l'État, toujours favori dans les sondages, en affirmant qu'il cherche, selon elle, "depuis le début à installer" le face-à-face avec Marine Le Pen. "Le plan d'Emmanuel Macron a été de dédiaboliser les extrêmes pour se retrouver face à eux, car c'est son assurance victoire", a-t-elle critiqué. "Mon adversaire, c'est le scénario écrit par le système : Emmanuel Macron ne veut pas avoir en face de lui une droite républicaine forte, avec un vrai projet de rupture", a-t-elle encore insisté. Avant d'assurer : "C'est pour ça que j'ai été depuis le début la femme à abattre", des propos qu'elle martèle depuis plusieurs semaines.

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D'après elle, le président sortant, qui a refusé de débattre avec ses adversaires avant le premier tour, voulait spécifiquement éviter de se confronter à elle : "Il a refusé d'envoyer des ministres débattre avec moi, car j'aurais démonté son bilan", a-t-elle déclaré. "Emmanuel Macron fuit le débat parce que son bilan, c'est son boulet", avait déjà lancé la prétendante LR sur...
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