"Plus sombre, plus dramatique" : "Moon Knight" bouscule tous les codes de Marvel

LCI - 29/03
[VIDÉO] - La nouvelle série Marvel pour Disney+ fait les présentations avec un héros encore inédit à l’écran dès le 30 mars. Steven Grant, employé d’un musée londonien, découvre qu’il partage son corps et son esprit avec un mercenaire lié à une divinité égyptienne. Un univers à part, porté par un grand Oscar Isaac, dont on a parlé avec son réalisateur, l’Égyptien Mohamed Diab.
L'essentiel

La nouvelle série Marvel pour Disney+ fait les présentations avec un héros encore inédit à l’écran dès le 30 mars.

Steven Grant, employé d’un musée londonien, découvre qu’il partage son corps et son esprit avec un mercenaire lié à une divinité égyptienne.

Un univers à part, porté par un grand Oscar Isaac, dont on a parlé avec son réalisateur, l’Égyptien Mohamed Diab.

Il n’avait jamais tourné à Hollywood. Mohamed Diab frappe fort pour ses débuts outre-Atlantique. Cinéaste engagé, l’Égyptien passionné de comics plonge dans l’univers Marvel en mettant en scène un héros méconnu. Le voici aux manettes de la série Moon Knight, qu'il coproduit et dont il dirige 4 des 6 épisodes. 

Le résultat ? Une entrée en matière totalement déstabilisante, qui place le spectateur à hauteur d’un personnage ne comprenant rien à ce qui lui arrive. Steven Grant travaille dans la boutique de souvenirs d’un musée londonien. Une vie somme toute classique, au détail près qu’il enchaîne les trous noirs sans savoir pourquoi. 

Marvel

Atteint d’un trouble dissociatif de l’identité, il apprend rapidement qu’il partage son corps et son esprit avec Marc Spector. Cet ancien mercenaire est également l’avatar d’un puissant dieu égyptien, réveillant des luttes millénaires. C’est tout ce qu’on vous dira de l’intrigue alambiquée de cette nouvelle production Marvel Studios portée par des acteurs très convaincants, d’Oscar Isaac à Ethan Hawke en passant par le regretté Gaspard Ulliel. Rencontre avec leur passionnant réalisateur.

C’est très important pour moi de présenter mon pays de manière authentique. Je voulais rester loin de l'orientalisme que je vois toujours

Mohamed Diab

Dans la toute première scène, Ethan Hawke met des morceaux de verre dans ses chaussures et se met à marcher. Ça fait le même effet de débarquer dans l’univers codifié de Marvel ?

Je ne sais pas si Marvel va adorer le fait de me faire saigner mais c'est une excellente métaphore (il sourit). Apprendre quelque chose de nouveau représente toujours un défi. Mais j’ai adoré, je m’épanouis dans ce genre de situation. J'adore l'idée d’être quelqu'un qui réalise des drames et qui maintenant passe à la comédie, à l'action et à l'horreur. Ce sont des choses que je n'avais jamais explorées auparavant. J'ai adoré créer de grands décors, utiliser de grosses machines. Je me suis adapté au style Marvel tout en lui apportant qui j’étais. La série est plus sombre, plus dramatique. C’est un mélange de beaucoup de choses, ça vient aussi de moi. Les Égyptiens feraient une blague lors d'un enterrement. Là, c’est une sombre histoire racontée d'une manière amusante avec de l'action et de l'horreur. 

"Moon Knight" : la bande-annonce de la série Marvel avec Oscar IsaacSource : Sujet TF1 Info

Comment ce projet Marvel est-il arrivé jusqu’à vous ?

J'ai déménagé aux États-Unis il y a trois ans et je cherchais des projets. J’en ai écrit quelques-uns avec ma femme, productrice et co-scénariste Sarah Goher. Ils ont été vendus, on était presque au stade de la pré-production pour certains quand mes agents ont entendu parler de cette série Marvel. Je suis connu sous le nom de "Monsieur Non". C’est très difficile pour moi de trouver quelque chose auquel je me connecte. Après avoir lu le scénario de Moon Knight, j'ai senti que je pouvais le faire mieux que n'importe qui d'autre. Il contient tous les éléments dont je rêve. Il a un poids plus dramatique que la plupart des films issus des comics. Et il représente l'Égypte d'hier et d'aujourd'hui. 

C’est très important pour moi de présenter mon pays de manière authentique. Je voulais rester loin de l'orientalisme que je vois toujours, qui dépeint l’Égypte comme un endroit simplement exotique. C’est comme si pour évoquer la France, on montrait Big Ben plutôt que la tour Eiffel. Avec ma femme, on a préparé un pitch de 200 pages qui couvrait tout :  l'édition musicale, les couleurs, les thèmes visuels, la façon dont je voulais développer les personnages, les lieux où l'on voulait filmer, tout ce que l'on peut imaginer. 

Vous êtes fan de comics mais connaissiez-vous Moon Knight ?

Absolument pas ! Je ne savais rien de lui. En Égypte, on n’a que les mecs célèbres : Spider-Man et Batman. Mais pour moi, c'était un avantage. Je comprends le monde des comics, comment ça se fonctionne. Je n'avais pas le fardeau de co...
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