Du déchet à l’ordure

LOrientLeJour - 26/03
Pelures d’orange ou de pomme de terre, sacs en plastique, os de poulet, serviettes en papier usagées, lingettes démaquillantes, masques chirurgicaux, bouteilles en plastique, tubes, pailles,...

Pelures d’orange ou de pomme de terre, sacs en plastique, os de poulet, serviettes en papier usagées, lingettes démaquillantes, masques chirurgicaux, bouteilles en plastique, tubes, pailles, vêtements inutilisables, jouets mal-aimés, malmenés, canettes écrasées, tordues, aplaties, mousses de polystyrène, bois, verres, plastiques en tous genres, fumiers, vidanges, débris, gravats, ruines, épaves, pneus usés, boues nauséabondes, chutes, ordures, détritus, immondices, objets déchus, gâchés, gâchis, déchets, entassés aux portes de nos villes, tout ce qui est perdu, quelque chose de détruit, «kellon yaané kellon » , lambeaux mis au rebut, restes épars, nous ne voulons plus les voir.

Reliquat de notre hyperconsommation, de l’obsolescence programmée de tout ce qui nous entoure, le déchet est un néant. Nous le rejetons à la marge, nous le rendons invisible. Prix de collecte truqués, charge artificiellement lestée, terrains loués, remblais créés pour de futures exploitation...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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