Il veut plus que jamais s'imposer comme le candidat de "la France des jours heureux" : dans la dernière ligne droite avant le scrutin présidentiel, le communiste Fabien Roussel souhaite placer sa campagne sous le signe de la convivialité. Lundi soir, le député du Nord a annoncé lors de son meeting à Nantes, qui a regroupé plusieurs centaines de militants, qu'il lançait dès mardi des "Apé'Roussel", apéros de campagne destinés à convaincre de nouveaux électeurs de rallier la cause communiste. "Il faut envoyer du bois, on doit franchir cette étape de montagne en tête, c'est maintenant que l'on doit tout donner", a-t-il appelé.
Se disant prêt à "prendre toutes les initiatives possibles", le candidat du PCF, récemment accusé d'emploi fictif, a passé une consigne insolite à ses militants : "Tous les soirs à 18 heures, vous organisez des apéros, vous invitez vos amis, vos voisins, vos parents, vous leur présentez notre programme et notre volonté de prolonger ce combat jusqu'au 10 avril !", a enjoint le candidat communiste sous les rires et les applaudissements de l'audience.
"Invitez-les sur les marchés, dans les sièges de campagne, inventez les 'Apé'Roussel' !", a poursuivi Fabien Roussel, promettant "qu'il y en aura pour tout le monde", "avec alcool et sans alcool, avec saucisson et sans saucisson". Seuls mots d'ordre du prétendant à l'Élysée, qui porte depuis plusieurs mois une ligne tournée vers la défense des traditions françaises, notamment la gastronomie : "convivialité, fraternité" et "modération" sur les boissons. "Discutons, soyons ouverts", a-t-il encore appelé.
L'initiative "ne vaut que si vous faites venir des gens à convaincre, parce que si vous restez entre vous...", a glissé le candidat dans un sourire. D'ici le premier tour le dimanche 10 avril, 500 "Apé'Roussel" doivent être organisés, auxquels Fabien Roussel lui-même participera pour certains, a indiqué son entourage à BFMTV.
Le secrétaire national du Parti communiste, qui grimpe à 4% environ dans les derniers sondages, maintient son cap malgré l'avance prise par l'insoumis Jean-Luc Mélenchon, qui le devance d'une dizaine de points. Se refusant à tout ralliement, Fabien Roussel a rappelé lundi sur France Inter que son parti avait soutenu la France Insoumise en 2012 et 2017, mais "cela n'a pas permis à la gauche de l'emporter".
"Je veux appeler les électeurs à voter le plus nombreux possible le 10 avril prochain pour les idées que je représente, pour la France des jours heureux, parce que ça comptera. Au cas où, pour le second tour, (...) et pour la suite, pour gagner les élections législatives et faire gagner les idées que j'ai portées", a-t-il poursuivi, défendant un programme "singulier" à gauche, portant notamment sur une défense de la souveraineté, de la sécurité et de la laïcité.
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