Ukraine : Marine Le Pen n'a "pas d'admiration particulière" pour Volodymyr Zelensky

LCI - 21/03
[VIDÉO] - La candidate du Rassemblement national estime que Volodymyr Zelensky se "comporte comme un chef d'État", une attitude qui devrait être considérée comme "normale". Après avoir dit qu'elle n'y assisterait pas, Marine Le Pen s'est ravisée et sera finalement présente pour l'intervention du président ukrainien mercredi l'Assemblée nationale.
L'essentiel

La candidate du Rassemblement national estime que Volodymyr Zelensky se "comporte comme un chef d'État", une attitude qui devrait être considérée comme "normale".

Après avoir dit qu'elle n'y assisterait pas, Marine Le Pen s'est ravisée et sera finalement présente pour l'intervention du président ukrainien mercredi l'Assemblée nationale.

Si la trajectoire du président ukrainien, passé d'humoriste à chef de guerre, en impressionne certains, Marine Le Pen ne fait pas partie de ceux-là. La candidate du Rassemblement national a affirmé lundi qu'elle n'avait "pas d'admiration particulière" pour Volodymyr Zelensky, dont le pays a été envahi par la Russie. "Non je n’ai pas d'admiration particulière pour M. Zelensky, je crois juste qu’il se comporte comme un chef d’État. Et ça ne devrait pas susciter l'admiration, ça devrait être 'normal'", a-t-elle affirmé.

"C’est parce que nos propres dirigeants ne se comportent pas toujours comme des chefs d’État qu’on trouve que c’est merveilleux quand les autres le font", a-t-elle déclaré sur France info. Volodymyr Zelensky "est le président de l'Ukraine, il défend les intérêts de l’Ukraine, il le fait avec beaucoup d'énergie et il fait preuve de patriotisme. Qu'est-ce que je peux avoir à dire sur cela ? Je suis quelqu'un qui défend la souveraineté nationale", a poursuivi Marine Le Pen.

Volodymyr Zelensky devant l'hémicycle mercredi

La candidate à la présidentielle avait aussi déclaré qu'elle ne serait pas présente mercredi à l'Assemblée nationale au moment où le président ukrainien doit s'exprimer devant les députés, expliquant avoir "des obligations prises depuis bien longtemps". Mais quelques heures plus tard, la députée du Pas-de-Calais s'est ravisée pour finalement annoncer sa présence. "On a bougé une émission" et "avancé une interview d'un jour", a expliqué à l'AFP son équipe de campagne.

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Celle qui a été reçue par Vladimir Poutine lors de la campagne présidentielle de 2017 et qui continue de rembourser un prêt à un créancier russe a aussi déclaré qu'elle ne "reprenait pas le terme" de criminel de guerre pour qualifier le président russe, estimant qu'on "ne négocie pas la paix en insultant une des deux parties". "Certains se font plaisir en multipliant les propos les plus injurieux, les plus agressifs mais ça, ça fait durer la guerre", a-t-elle assuré. 

Emilie Roussey

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