Tensions en Corse : le FLNC menace d'un retour à la lutte armée

LCI - 16/03
[VIDÉO] - En marge des tensions en Corse, le FLNC menace, mercredi 16 mars, de reprendre les armes. Le groupe indépendantiste clandestin apporte "son soutien à la jeunesse corse en lutte". Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, est en visite sur l'île de Beauté.
L'essentiel

En marge des tensions en Corse, le FLNC menace, mercredi 16 mars, de reprendre les armes.

Le groupe indépendantiste clandestin apporte "son soutien à la jeunesse corse en lutte".

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, est en visite sur l'île de Beauté.

Il avait officiellement déposé les armes en 2014. En sommeil après quatre décennies de lutte armée marquées par plus de 4500 attentats revendiqués, le Front de libération national de la Corse (FLNC) menace, mercredi 16 mars, de reprendre la lutte armée. Dans un communiqué, authentifié par Corse-Matin, le mouvement indépendantiste clandestin, qui regroupe l'Union des combattants et le 22 octobre, affiche son soutien à la jeunesse qui s'est "emparée" de la "révolte".

Dans ce texte d'une page, qui s'ouvre par "un message fraternel à Yvan Colonna et à sa famille", agressé le 2 mars à la prison d'Arles et dont l'état de santé "est toujours gravissime" selon son avocat, le FLNC met en garde. Il dénonce "le déni méprisant (...) porté à son paroxysme avec la monstrueuse tentative d'assassinat" du berger, condamné à la prison à perpétuité pour l'assassinat, en 1998, du préfet de Corse, Claude Erignac, "qui n'a entrainé absolument aucune réaction de l'exécutif français."

"Chez nous, la révolte provoque l'insurrection"

"Après 50 ans de combats, de douleurs et de sacrifices, le peuple corse a pensé être sorti de cette spirale infernale en 2015 et 2017", poursuit le FLNC, qui revient sur le contexte électoral et les victoires nationales. Or, "la réponse de l'État à la digne aspiration devenue pacifique du peuple fut l'ignorance", déplore la structure clandestine. "Le mépris engendre la colère, et la colère entraîne la révolte. Et chez nous, la révolte provoque l'insurrection", prévient-elle, indiquant avoir "la certitude qu'avec l'État français, seul le rapport de force pouvait faire aboutir les justes revendications d'un peuple qui ne demande qu'à exister."

Lire aussi

"Si l'État français demeurait encore sourd, alors il ne pourra y avoir de sacrifice de la jeunesse qui n'entraîne une réaction proportionnée de notre part. (...) Et rapidement, les combats de la rue d'aujourd'hui seront ceux du maquis de la nuit de demain", lance, en guise de sommation, le FLNC. Une menace d'insurrection qui tombe le jour, où le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, est arrivé à Ajaccio pour ramener le calme après les émeutes et discuter de l'autonomie de la Corse.

Y.R

Sur lemême thème

Tags
  • #Corse
  • #Gérald Darmanin
Topics
  • Police, justice et faits diversTensions en Corse : vers un statut d'autonomie ?
Articles
Loading...