Les attaques répétées contre ses finances et son organisation se suffisaient pas; le gouvernement s'attaque maintenant à ses productions. L'Université française, qui précarise de plus en plus ses étudiants et ses travailleurs, qui offre de moins en moins de possibilités de carrière à ses enseignants et à ses chercheurs, est maintenant mise en question en son cœur. Le colloque clownesque «Après la déconstruction» qui s'est tenu les 7 et 8 janvier derniers, financé et introduit par le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, en était la preuve.
Au moment de son discours introductif, le ministre de l'Éducation nationale s'est targué d'une métaphore d'un goût douteux: «D'une certaine façon, c'est nous qui avons inoculé le virus avec ce qu'on appelle parfois la French Theory. Maintenant, nous devons, après avoir fourni le virus, fournir le vaccin.» Le pouvoir en place et les enseignants-chercheurs les plus réactionnaires de l'Université cherchent donc à se défaire du «virus» que serait la French Theory. Mais qu'est-ce que la French Theory, au fait?
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