Dans le dernier baromètre quotidien Ifop-Fiducial pour TF1info, elle est créditée de 2% d’intentions de vote. Autant que Jean Lassalle. À un mois du premier tour de l’élection présidentielle, Anne Hidalgo est à la peine, et le PS s’inquiète d’une campagne coûteuse et perdante sur tous les plans. Car si la maire de Paris n’atteint pas les 5% de suffrages le 10 avril prochain, seuil nécessaire au remboursement des frais de campagne, l’argent investi par le Parti socialiste, qui s'autofinance, sera perdu.
Pour s'en sortir, Le Figaro indique dans un article daté de ce jeudi 10 mars que le siège a de nouveau fait appel à ses fédérations locales et à leur trésorerie. Dans un courrier envoyé il y a quelques jours, le PS leur a demandé de "mettre à disposition les moyens nécessaires" pour "la dernière ligne droite" de la campagne. "Si les comptes d'ensemble du PS publiés au JO font état de 21 millions d'euros de disponibilités, 20 millions d'euros sont sur les comptes de vos fédérations et de vos sections", indique cette lettre. Dix millions sont concentrés dans une quinzaine de fédérations.
Mais face à ce qui ressemble à une impasse, et sur fond de bisbilles internes et défiances vis-à-vis du Premier secrétaire ou de la candidate à la présidentielle, de nombreuses fédérations PS refusent de mettre la main au portefeuille. À l'instar de la fédération de Moselle, qui dispose pourtant de près d'un million d'euros de trésorerie. Pas question de perdre cet argent qui ne leur sera jamais rendu si la candidate n'atteint pas les 5%.
Il faut mobiliser ceux qui n'ont pas l'intention de voter Emmanuel Macron ni Jean-Luc Mélenchon"
Jean-François Debat
Pourtant, parmi les cadres, certains y croient encore. "5% c'est atteignable", assure l'un d'eux à l'AFP. "C'est même souhaitable, on ne peut pas donner le signal de l'anéantissement de la gauche sociale." "L'enjeu, c'est d'imposer nos valeurs et d'aller chercher les 5%", avoue un autre, car "je ne vois pas comment on peut passer de 2-3% à 10%". Jean-François Debat, maire PS de Bourg-en-Bresse et membre de l'équipe de campagne de la candidate, estime que "le vrai sondage, c'est le 10 avril. Il y a toujours une part d'électeurs de gauche très indécis. Il faut mobiliser ceux qui n'ont pas l'intention de voter Emmanuel Macron ni Jean-Luc Mélenchon".
Pour ne pas tout perdre, le PS compte donc sur la mobilisation de son électorat - plus difficile à enrôler sans argent, pour organiser des meetings, notamment. Il va organiser d'ici au premier tour 577 réunions publiques à travers le pays, comme le nombre de circonscriptions, et les maires socialistes vont adresser un courrier à leurs électeurs pour tenter de les convaincre, indique l'AFP.
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