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Ukraine : les témoignages poignants de ceux qui ont perdu leurs proches
LCI -
10/03
[VIDÉO] - L'invasion russe de l'Ukraine est marquée par des attaques de plus en plus meurtrières qui touchent aussi les civils.
Ceux qui ont perdu un membre de leur famille ou un ami livrent de terribles témoignages.
Le 20H de TF1 en a recueilli plusieurs.
L'essentiel
L'invasion russe de l'Ukraine est marquée par des attaques de plus en plus meurtrières qui touchent aussi les civils.
Ceux qui ont perdu un membre de leur famille ou un ami livrent de terribles témoignages.
Le 20H de TF1 en a recueilli plusieurs.
Les images ont fait le tour du monde. Elles sont devenues le symbole des civils ukrainiens fauchés par les bombardements russes. Sous des draps jetés à la va-vite gisent les corps de Tatiana, 43 ans, et de ses deux enfants, Alice, 9 ans et Nikita, tout juste 18 ans. Ils ont perdu la vie dimanche 6 mars alors qu'ils étaient en train de fuir Irpin, une ville assiégée par l’armée russe à 24 km de Kiev. Un tir de mortier les a tués sur le coup. Aujourd'hui, Sergei, le compagnon et père des victimes, n'a que les réseaux sociaux pour leur rendre hommage et s'excuser de ne pas avoir su les protéger.
Qu'est-ce qu'on peut ressentir quand on a perdu ce qu'on a de plus cher ?
Igor, six membres de sa famille ont été tués.
Autre pan de vie fauchée par la guerre, celle d'Igor. Samedi 5 mars, dans la banlieue de Kiev, sa maison a été bombardée par des missiles russes. Il y a perdu six membres de sa famille, dont sa femme et sa fille de douze ans. Contacté par TF1, il a beaucoup de mal à évoquer ce qu'il éprouve. "Qu'est-ce qu'on peut ressentir quand on a perdu ce qu'on a de plus cher ?", interroge-t-il. "C'est inimaginable, c'est l'horreur. Je me sens mal, je veux me reposer", ajoute-t-il dans la vidéo en tête de cet article. Encore hagard, Igor a pu se réfugier avec ses chats dans une maison voisine abandonnée. Il semble totalement perdu. "Je ne souhaite même pas ça à mon pire ennemi", lâche-t-il.
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Pendant ce temps, à Duliby, une ville proche de Lviv, à l'ouest de l'Ukraine, Vasyl enterre son fils, mort aux combats contre les Russes. Il avait 28 ans et était soldat dans l'armée régulière. Dans cette région, tout le monde a un frère ou un fils au combat. Alors, c'est tout le village qui est venu rendre hommage au jeune homme. La mort de son fils l'a convaincu : Vasyl doit passer à l'action. "Je vais moi-même m'engager dans la défense territoriale. On a tellement pleuré, maintenant on est fort", dit-il. Et c'est peut-être au côté de son deuxième fils, lui-même soldat, que ce père de famille se retrouvera au front.
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