Guerre en Ukraine : comment se passer du gaz russe ?

LCI - 10/03
[VIDÉO] - La Russie fournit presque un cinquième de notre consommation en gaz. Pourrions-nous nous en passer totalement en France ? Y a-t-il d'autres sources d'approvisionnement ?
L'essentiel

La Russie fournit presque un cinquième de notre consommation en gaz.

Pourrions-nous nous en passer totalement en France ?

Y a-t-il d'autres sources d'approvisionnement ?

Presque un cinquième du gaz consommé en France vient de Russie (17% exactement). Les gazoducs russes qui nous approvisionnent  pourraient être délaissés si l'hypothèse d'un embargo prenait forme. Comment s'en passer et peut-on trouver de nouveaux fournisseurs ? L'équipe du 20H répond à ces questions dans le reportage en tête d'article. 

De quels autres gazoducs la France dispose-t-elle ?

L'autre fournisseur principal de la France, c'est la Norvège. Nous y sommes directement connectés avec un gazoduc qui arrive à Dunkerque. Nous pourrions aussi nous fournir un peu plus en gaz algérien. Par les tuyaux existants, on peut en faire passer beaucoup plus, comme on le fait déjà en période de pic de consommation pendant l'hiver. 

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"En théorie, on a la possibilité de substituer le gaz russe. Maintenant, la France s'inscrit dans un système européen. Et donc, il faut aussi prendre en compte les besoins des pays européens", affirme Marie-Claire Aoun, directrice de la prospective chez l'opérateur d'infrastructures de gaz Teréga et enseignante à l'Université Paris Dauphine.

D'autres gazoducs arrivent en Europe mais ils sont plus petits, complète-t-elle : "Il y a des pipelines transportant du gaz provenant d'Azerbaïdjan qui traverse plusieurs pays du  sud de l'Europe mais ce sont des volumes très limités, qui n'ont rien à voir avec le gaz qu'on peut importer de Russie."

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Peut-on importer plus de gaz par bateau ?

Les gazoducs apparaissant comme une solution limitée, il serait plus efficace d'importer davantage de gaz par bateau. Il s'agit alors de méthaniers transportant du gaz naturel liquéfié. La France dispose de trois ports importants pour en recevoir, en provenance des États-Unis, d'Australie et du Qatar essentiellement.

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Ces pays peuvent nous en livrer plus qu'aujourd'hui mais pas assez pour compenser l'éventuel arrêt des livraisons russes, comme l'explique Nicolas Mazzucchi, chargé de recherches à la  Fondation pour la recherche stratégique (FRS) : "Les pays exportateurs qui ont peu d'infrastructures disponibles : soit elles sont déjà utilisées pour d'autres pays, soit elles sont en cours de construction. Plus on va vouloir rapidement sortir de cette dépendance à la Russie, plus le prix va être élevé."

Dernier problème, le gaz naturel liquéfié coûte trois fois plus cher et ne fait qu'augmenter. Une solution qui serait donc très difficile sur le plan économique.

TF1 | Reportage Pierre Gallaccio, Hélène Massiot

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