En 1972, les astronautes de la mission Apollo 17 prélevaient un échantillon de sol lunaire. Un échantillon qui est resté scellé jusqu'à aujourd'hui. Il vient d'être ouvert et les chercheurs attendent beaucoup notamment des gaz qu'ils vont en récupérer.
Cela faisait pas loin de 50 ans que cet échantillon de régolithe lunaire attendait son heure. Ramené sur Terre par les astronautes de la mission Apollo 17, il était depuis isolé du monde extérieur par deux conteneurs sous vide. L'un fermé sur la Lune. L'autre, après le retour de l'échantillon sur Terre. Et le mois dernier, des chercheurs de l'université de Washington à Saint-Louis (États-Unis) l'ont enfin libéré. Avec d'infinies précautions. À l'aide d'un extracteur spécialement conçu à cet effet. Après l'avoir protégé de deux sacs en téflon et placé dans une enceinte régulée sous azote.
Pour ne perdre aucune information, ils ont imaginé un système capable de capter chaque volume de gaz -- probablement faible -- qui pourrait s'en échapper. Et capable ensuite de laisser d'autres gaz diffuser hors des roches lunaires encore prisonnières. Pour les extraire et les récupérer en suivant.
L'objectif : permettre à des laboratoires spécialisés, répartis aux États-Unis et en Europe, d'analyser les gaz piégés dans l'échantillon. L'oxygène, l'azote, mais peut-être surtout les gaz nobles. Car ceux-ci renferment non seulement des informations sur la composition actuelle de la Lune, mais aussi, sur celle qui était la sienne au moment de la formation de la Lune.
Les chercheurs espèrent tirer de cet échantillon en particulier des informations d'autant plus intéressantes -- et différentes de celles déjà tirées de l'autre échantillon ramené sur Terre par la mission Apollo 17 et ouvert en 2019 -- qu'il a été prélevé à une profondeur à laquelle la température ne monte jamais au-dessus de l...
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