Emmanuel Macron s'est officiellement lancé dans la course à la présidentielle. Dans une lettre adressée aux Français, et publiée jeudi 3 mars, à 38 jours du premier tour, le président-candidat a annoncé sa volonté de réaliser un second mandat. Pour le soutenir, le chef de l'État sortant peut compter sur le soutien de nombreux élus et personnalités politiques.
Il y a d'abord les convaincus de la première heure. Ceux qui ont contribué à son succès dès 2017. Parmi eux, le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, ou le patron des députés de la République en marche, Christophe Castaner. Malgré des relations qui se sont rafraichies depuis son départ du ministère de l'Intérieur, Emmanuel Macron bénéficie du soutien de l'ancien maire de Lyon, Gérard Collomb, qui l'a parrainé à quelques jours de la clôture des parrainages.
Outre les personnalités du premier cercle venues de la gauche, le chef de l'État est également soutenu de longue date, au centre, par le président du MoDem, François Bayrou, qui l'avait rallié deux mois avant le premier tour en 2017, en lui proposant une "alliance".
Depuis son arrivée à l'Élysée, Emmanuel Macron a considérablement augmenté son éventail de soutiens. Notamment sur sa droite. Dès le début de son quinquennat, il nomme le maire du Havre, Édouard Philippe, au poste de Premier ministre. Celui-ci participe désormais à sa campagne en tant que fondateur de son mouvement Horizons, allié à la majorité présidentielle. Plusieurs anciens membres des Républicains le rejoignent, à l'époque, au sein du gouvernement, et militent aujourd'hui pour la réélection d'Emmanuel Macron. Parmi eux, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, celui de l'Économie, Bruno Le Maire, celui chargé du Commerce extérieur (et patron d'Agir), Franck Riester, ou encore le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu.
D'autres personnalités, cette fois venues de la gauche, ont rallié le président de la République depuis 2017. Juste avant le premier tour, la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, était devenue la première membre du gouvernement de François Hollande à afficher son soutien à Emmanuel Macron. Elle avait été suivie par l'actuel ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.
Ces derniers mois, plusieurs élus membres de partis de l'opposition ont fait le choix de mettre les voiles vers la majorité présidentielle. C'est notamment le cas d'anciens LR, dont le maire de Toulon, Hubert Falco, du président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, Renaud Muselier, de la maire de Calais, Natacha Bouchart, de celui de Nice, Christian Estrosi, d'Angers, Christophe Béchu, de Reims, Arnaud Robinet, du député Éric Woerth ou de la présidente de la métropole Aix-Marseille, Martine Vassal. Le maire socialiste de Dijon, François Rebsamen, votera également pour le président sortant au premier tour.
Les anciens locataires de Matignon Jean-Pierre Raffarin et Manuel Valls avaient déjà affiché publiquement leur proximité idéologique avec Emmanuel Macron ces dernières années. Ils ont tous deux confirmé leur soutien au chef de l'État ces derniers jours, tout comme l'ancien secrétaire général de l'UMP, Philippe Douste-Blazy.
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