Pour un premier film, il frappe fort. Avec Murder Party, le 9 mars au cinéma, Nicolas Pleskof nous propose une partie géante de Cluedo en compagnie d'Alice Pol, Pablo Pauly, Miou-Miou ou encore Eddy Mitchell. L'histoire ? Jeanne Chardon-Spitzer, une brillante architecte, se voit confier la réhabilitation du somptueux manoir des Daguerre, étrange famille à la tête d’un empire du jeu de société.
Alors qu'elle vient à peine de faire connaissance avec le patriarche, ce dernier meurt assassiné. La jeune femme se retrouve alors entraînée dans une enquête grandeur nature pour tenter de démasquer le meurtrier qui se cache parmi les convives. Le réalisateur Nicolas Pleskof nous en dit plus sur ce film délirant né de l'imagination d'un amoureux du 7e art qui a réalisé le film dont il rêvait depuis 20 ans.
Comment est née l'idée du film ?
J'avais envie de faire un film Cluedo depuis très longtemps parce que c'est un genre de cinéma qui cumule tout ce que j'aime : le huis clos, la famille et la possibilité de créer des univers hyper pop et ludiques. C'est un jeu grandeur nature. Et je voulais inviter le spectateur à jouer avec les personnages et être, lui aussi, prisonnier de ce château, mais toujours avec légèreté et amusement.
Pourquoi vouliez-vous explorer le thème de la famille ?
Parce que la famille, c'est passionnant ! C'est le lieu le plus paradoxal qui soit. C'est à la fois un cocon qui nous rassure, mais c'est aussi l'endroit où se fabriquent les névroses, les traumatismes, les secrets les plus inavouables. Tout le monde a ses secrets. J'ai fait exprès d'exagérer très fort chaque aspect du film pour qu'on puisse rire de tout ça.
Pour accepter une histoire aussi folle, il fallait que tout l'univers soit fou
Nicolas Pleskof
L'univers du film est original et complètement loufoque. Quelles étaient vos inspirations ?
La première inspiration, c'était le cinéma en Technicolor des années 50 et les films de Hitchcock, en particulier Qui a tué Harry ? Mais aussi le cinéma de François Ozon avec Huit femmes ou Potiche, que j'adore. C'est important pour moi qu'on ait l'impression d'entrer dans un plateau de jeu et surtout, d'évoluer dans un univers qui était le plus éloigné possible de la réalité. Pour accepter une histoire aussi folle, il fallait que tout l'univers soit fou.
Murder Party nous rappelle qu'il faut toujours se méfier des apparences. C'est votre philosophie dans la vie ?
Oui absolument. Et je pense que c'est encore plus vrai dans la famille. C'est un film qui oblige des gens à jouer et le jeu est la meilleure façon de réfléchir à l'idée de faux-semblants. D'ailleurs, c'est drôle parce que le mot "jeu" évoque à la fois l'idée d'amusement et de mensonge.
Le film évoque aussi le rapport à l'enfance...
Oui, je voulais raconter ce parcours de ce personnage, Jeanne, qui a perdu sa part d'enfance et qui, par le jeu, va être forcé de la retrouver. Ce qui est fascinant chez les enfants, c'est qu'ils n'ont pas de hiérarchie dans ce qui est grave ou pas quand ils jouent. Avec ce film, on est vraiment dans un premier degré enfantin.
Alice Pol était pour moi une ...
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