Cette fois, l'échéance approche. C'est cette semaine qu'Emmanuel Macron devrait mettre fin au (faux) suspense sur sa candidature à la présidentielle 2022. Une formalité longtemps repoussée au nom des efforts diplomatiques pour éviter un conflit en Ukraine. Mais alors que ce dernier est désormais déclaré, le chef de l'Etat ne peut plus reculer. Si le moment et la manière sont encore inconnus, LaREM a déjà fait fuiter la date d'un premier meeting, le 5 mars à Marseille.
Pour ses concurrents, aussi, la semaine sera décisive. Les candidats ont jusqu'à vendredi, 18h, pour déposer les 500 parrainages requis pour participer au scrutin. Et plusieurs d'entre eux, parmi lesquels Christiane Taubira, mais aussi Eric Zemmour et Marine Le Pen, sont toujours à la chasse aux signatures. Combien devront jeter l'éponge ?
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Voici l'intégralité de l'interview d'Édouard Philippe au 20H de TF1
EDOUARD PHILIPPE DÉFEND SON BILAN SUR LA SÉCURITÉ
Sur le plan de la sécurité, "nous avons engagé un certain nombre de réformes, dont certaines commencent à produire des effets", défend Edouard Philippe sur TF1. "Mais il faut aller plus loin. À la fin d'un quinquennat, on peut tout à fait être fier de ce que l'on a fait et reconnaître qu'il y a encore des choses à faire", poursuit l'ancien Premier ministre, prêt à "aider" Emmanuel Macron dans sa course à un second mandat.
L'ÉDUCATION AU CŒUR DU PROJET D'EMMANUEL MACRON ?
Edouard Philippe estime qu'Emmanuel Macron doit mettre l'éducation au premier plan de sa campagne. "Je suis convaincu que les conditions de notre sécurité, de notre prospérité, de notre puissance demain, sont liées à notre capacité de faire en sorte que notre système éducatif fonctionne mieux", indique-t-il sur TF1. "C'est un énorme chantier, difficile, mais décisif."
EDOUARD PHILIPPE POUR UNE CANDIDATURE "RAPIDE" ET "SOBRE" D'EMMANUEL MACRON
Selon Edouard Philippe, Emmanuel Macron annoncera "rapidement" sa candidature. "Les circonstances lui imposeront de le faire sobrement", juge l'ancien Premier ministre. "Je ne crois pas que quiconque puisse sérieusement dire qu'Emmanuel Macron refuse le débat. À chaque fois qu'il fait une sortie, il aime les confrontations d'idées."
DANS CES MOMENTS, EDOUARD PHILIPPE "RASSURÉ QU'EMMANUEL MACRON SOIT PRÉSIDENT"
"Ce qui se passe en Ukraine va avoir un impact sur la campagne", juge sur TF1 l'ancien Premier ministre Edouard Philippe. "Pour cette élection, les questions internationales vont être absolument centrales. La présidentielle permet de choisir le chef des armées. C'est un choix extrêmement important. Face au temps que nous vivons, je suis plutôt rassuré qu'Emmanuel Macron soit président de la République. Il a su discuter avec le président russe et voir très tôt que notre outil de défense devait être renforcé."
"Je fais campagne pour la réélection du président", poursuit le maire du Havre, "pour convaincre que dans ce monde dangereux, le président de la République tient la barre."
PARRAINAGE
François Bayrou déclare au Grand Jury qu'il va parrainer Marine Le Pen.
CHEVÈNEMENT SOUTIENT MACRON
Jean-Pierre Chevènement soutiendra Emmanuel Macron à la présidentielle, annonce dans un entretien au Journal du Dimanche l'ancien ministre de gauche, disant son espoir que le président sortant puisse "redresser le pays et redonner un sens à la politique" lors d'un second mandat.
"La gauche a perdu ses repères idéologiques. Aucun candidat ne représente cette gauche enracinée dans le terreau des Lumières, qui prétendait donner la maîtrise de son destin à chacun, individuellement et collectivement", déplore M. Chevènement, 82 ans, qui fut ministre de l'Education nationale puis de la Défense sous François Mitterrand, et ministre de l'Intérieur du gouvernement de cohabitation de Lionel Jospin dans les années 90.
MUSELIER RALLIE MACRON
Une décision "après mûre réflexion et sans hésitation". Le président de la Région Paca, Renaud Muselier, annonce soutenir Emmanuel Macron pour la présidentielle dans les colonnes du Journal du Dimanche. Estimant que la candidature de Valérie Pécresse "va entériner la mort des Républicains", il considère que "personne, parmi les candidats déclarés, n'est au niveau de cette élection. C’est pourquoi je soutiendrai et voterai pour Emmanuel Macron". Renaud Muselier avait annoncé sur LCI claquer la porte des Républicains en novembre dernier, dénonçant "une dérive vers l'extrême droite" du parti.
CHRISTOPHE CASTANER SUR TF1
Interrogé sur le timing de la déclaration de candidature d'Emmanuel Macron, qui se fait toujours attendre, Christophe Castaner a botté en touche ce samedi sur le plateau du 13H de TF1. "Les Français attendent qu'il soit le Président, qu'il travaille pour avoir une réponse ferme et forte vis-à-vis des Russes", a souligné le patron des députés LaREM.
"Respecter les tempos n'est jamais un mépris", a-t-il poursuivi, alors que les candidats ont jusqu'au 4 mars pour se déclarer. "J'ai vu des citoyens qui me parlaient de la posture du Président et non de l'échéance de la candidature."
GUERRE EN UKRAINE
Regain d'inflation, secteurs déstabilisés : les conséquences économiques de la guerre en Ukraine inquiètent les candidats à la présidentielle, Emmanuel Macron promettant ce samedi d'en protéger les Français et de bâtir un "plan de résilience" agricole.
La situation est des plus incertaines, alors qu'avant même l'invasion de l'Ukraine par la Russie, l'accélération de l'inflation avait déjà mis le pouvoir d'achat au premier rang des préoccupations des Français dans cette campagne présidentielle, poussant les candidats à multiplier les propositions en faveur de hausses de salaires, baisses de charges ou économies d'énergie pour réduire la facture.
BAYROU EN MESURE DE PARRAINER LE PEN ET ZEMMOUR
Le président du MoDem, François Bayrou, a indiqué à l'AFP que son initiative de "banque des parrainages" avait recueilli le soutien de 365 signataires, une réserve a priori suffisante pour garantir à Marine Le Pen et Eric Zemmour, à la peine dans leur récolte de paraphes, qu'ils concourent à l'élection présidentielle.
"Ce sera une décision de chacun des signataires, personnellement, mais un tel nombre devrait permettre à plusieurs des candidats concernés d'atteindre la barre des 500", a-t-il ajouté. Le patron du parti centriste doit tenir une réunion vendredi en fin d'après-midi avec les signataires - environ 300 maires, ainsi que des parlementaires et des conseillers départementaux et régionaux - pour procéder à la répartition de leurs parrainages, dans "une démarche absolument civique où chaque élu prend ses responsabilités".
Selon le dernier décompte du Conseil constitutionnel publié jeudi, il en manque au moins entre 80 et 90 à Marine Le Pen et Eric Zemmour.
Initialement prévu par François Bayrou pour "sauver" les candidats considérés comme légitimes, c'est-à-dire crédités d'au moins 10% dans les intentions de vote, le mécanisme pourra bénéficier à d'autres candidats - Nicolas Dupont-Aignan, François Asselineau, Philippe Poutou ou Christiane Taubira sont notamment en difficulté -, à la discrétion des signataires, eu égard à leur grand nombre.
PARRAINAGES POUR PHILIPPE POUTOU
Selon le dernier décompte du Conseil constitutionnel, le candidat du NPA, Philippe Poutou, bénéficie de 243 parrainages sur les 500 nécessaires pour figurer sur la ligne de départ. Invité de LCI ce vendredi, le porte-parole du parti, Olivier Besancenot, se montre confiant à une semaine de la clôture.
Il passe un message aux élus qui hésiteraient encore à apporter leur parrainage.
J-L. MÉLENCHON VEUT "BATTRE" M. LE PEN ET É. ZEMMOUR "DANS LES URNES"
"Bien sûr (qu'il y a un soulagement), s'est réjoui Jean-Luc Mélenchon, après avoir obtenu les 500 parrainages nécessaires pour se présenter à la présidentielle. "Il y avait beaucoup d'angoisse autour de moi", a indiqué le candidat LFI, invité de franceinfo vendredi.
Pour l'heure, Marine Le Pen et E...
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