GAZ, BLÉ, PÉTROLE... QUELLES CONSÉQUENCES POUR LES FRANÇAIS ?
L'Union Européenne a approuvé mardi, à l'unanimité, un "paquet de sanctions" contre la Russie qui a reconnu l'indépendance des régions prorusses du Donbass et de Louhansk. À plus de 6000 km de Moscou, quelles conséquences pourraient avoir cette crise sur le quotidien des Français ?
C'EST "NON-NÉGOCIABLE"
Alors que les tensions s'accélèrent entre l'Ukraine et la Russie, les intérêts et la sécurité de la Russie sont "non-négociables", déclare ce mercredi Vladimir Poutine. Le résident du Kremlin se dit prêt toutefois à trouver des "solutions diplomatiques" avec les Occidentaux, assure-t-il.
"Notre pays est toujours ouvert à un dialogue direct et honnête pour trouver des solutions diplomatiques aux problèmes les plus complexes. Cependant, les intérêts et la sécurité de nos citoyens sont pour nous non-négociables", a-t-il déclaré.
D. TRUMP APPLAUDIT LA STRATÉGIE DE V. POUTINE
L'ex-président américain a qualifié de "génie" la stratégie de Vladimir Poutine. Une réaction aux déclarations de son homologue russe, qui a reconnu lundi l'indépendance de deux territoires séparatistes d'Ukraine.
"L'UKRAINE ET LES ÉTATS-UNIS TRAVAILLENT SANS RELÂCHE"
Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kuleba a salué, mardi, les sanctions émises par les États-Unis à l'encontre de la Russie. "L'Ukraine et les États-Unis travaillent sans relâche jour et nuit pour rallier le monde autour de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Ukraine", écrit-il sur Twitter, au terme de sa rencontre avec le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken. "La Russie devra faire face à davantage de sanctions et de pressions mondiales pour chaque nouvelle mesure agressive qu'elle pourrait prendre."
JAPON SANCTIONNE LA RUSSIE ET LES SEPARATISTES
Le Japon va imposer des sanctions contre la Russie et les personnes liées aux régions de l'est de l'Ukraine, contrôlées par les séparatistes pro-Kremlin.
Notamment l'interdiction de délivrer des visas aux personnes liées aux "deux soi-disant républiques", a déclaré le Premier ministre Fumio Kishida, ainsi que le gel de leurs avoirs et l'interdiction de commerce avec ces régions.
Seront interdits également l'émission et le commerce d'obligations d'État russes au Japon.
LE DRIAN ANNULE SON ENTRETIEN AVEC LAVROV
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian a annulé son entretien à venir avec son homologue russe Sergueï Lavrov. La rencontre était prévue pour ce vendredi.
Vladimir Poutine "n'honore plus la signature de la Russie", a tranché M. Le Drian.
Au Royaume-Uni, plusieurs oligarques proches du Kremlin, ainsi que des banques russes ont été sanctionnées, pour "frapper la Russie très fort", selon les déclarations officielles.
Pour le Premier ministre Boris Johnson, la décision de la Russie de reconnaître l'indépendance des zones ukrainiennes séparatistes pro-russes est un "prétexte pour une offensive d'envergure".
L'UE ANNONCE UN "PAQUET DE SANCTIONS" CONTRE LA RUSSIE
Un "paquet de sanctions" contre le pays a été approuvé à l'unanimité par l'Union européenne. Des mesures qui feront "très mal" a prévenu le chef de la diplomatie, Joseph Borrel.
Bruxelles a en outre proposé d'interdire aux autorités russes d'accéder aux marchés et services financiers européens.
De son côté, le secrétaire général des Nations-Unies Antonio Guterres a dénoncé "une violation de l'intégrité territoriale et de la souveraineté de l'Ukraine", "incompatible avec les principes de la Charte des Nations unies".
LES ETATS-UNIS ET LE CANADA SANCTIONNENT LA RUSSIE
Washington a annoncé mardi sa "première tranche" de sanctions économiques visant la Russie. Le but est de couper le pays de l'accès aux financements occidentaux. Des nouvelles mesures qui pourraient peser sur la valeur du rouble, et augmenter le coût pour les consommateurs russes des produits importés.
Washington s'attaque aussi aux "élites" russes, et cible cinq proches du président Vladimir Poutine et leurs familles, qui voient leurs avoirs aux Etats-Unis gelés et sont exclus du système financier américain.
De son côté, le Canada va interdire toute transaction étrangère avec les territoires séparatistes prorusses, et imposer des sanctions aux parlementaires russes qui ont voté en faveur de la reconnaissance de l'indépendance de ces zones. Les Canadiens ont également reçu l'interdiction de participer à des achats de la dette russe.
BLINKEN ANNULE SA RENCONTRE AVEC LAVROV
Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a annoncé mardi qu'il ne rencontrerait pas comme prévu son homologue russe Sergueï Lavrov, après la reconnaissance par Moscou de deux régions séparatistes de l'est de l'Ukraine.
"Maintenant que nous voyons que l'invasion a commencé et que la Russie a clairement rejeté toute diplomatie, cela ne fait aucun sens de se rencontrer à ce stade", a déclaré M. Blinken au cours d'une conférence de presse commune avec le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kuleba.
LA CHARTE DE L'ONU, "PAS UN MENU A LA CARTE"
Les principes de "la Charte des Nations Unies ne sont pas un menu à la carte" et la Russie doit "les appliquer tous" à l'égard de l'Ukraine, a affirmé mardi le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, dans une vive critique à l'égard du Kremlin.
"Ils ne peuvent pas être appliqués de manière sélective". "Les États membres les ont tous acceptés et ils doivent tous les appliquer", a-t-il insisté en réaffirmant que la reconnaissance par Moscou d'une "soi-disante indépendance" de zones séparatistes était "une violation de l'intégrité territoriale et de la souveraineté de l'Ukraine".
WALL STREET TERMINE EN PERTE
La Bourse de New York a terminé en perte mardi face à la multiplication des tensions en Ukraine et après l'annonce de sanctions américaines contre la Russie.
Selon des résultats définitifs à la clôture, l'indice Dow Jones a lâché 1,42% à 33.596,61 points. Le Nasdaq, à dominante technologique, a perdu 1,23% à 13.381,52 points. Le S&P 500 a cédé 1,01% à 4.304,76 points.
Plus tôt en journée les indices ont davantage cédé au pessimisme, lâchant 2%, alors que dans la nuit le président russe Vladimir Poutine a approuvé l'envoi de troupes dans l'est de l'Ukraine pour soutenir les revendications d'indépendance de deux régions rebelles.
WASHINGTON HAUSSE LE TON
Le président américain a qualifié mardi de "début d'invasion" l'ordre par Vladimir Poutine de déployer des troupes russes dans deux zones séparatistes d'Ukraine. Il a dévoilé une série de sanctions financières en guise de riposte.
HANDBALL
Il n'existe "actuellement aucune possibilité de faire jouer des matches en Ukraine" après la reconnaissance par la Russie de régions séparatistes prorusses de l'est de l'Ukraine, a annoncé mardi la Fédération européenne de handball (EHF). "La Fédération européenne de handball ne voit actuellement aucune possibilité de faire jouer des matches en Ukraine", affirme-t-elle dans un communiqué.
L'EHF a décidé de délocaliser ou de reporter les rencontres qui devaient se dérouler sur le sol ukrainien lors des quatre prochaines semaines. C'est notamment le cas en Ligue des champions, où le déplacement du Paris Saint-Germain initialement prévu le 17 février chez le Motor Zaporojié est déplacé au 1er février en terrain neutre à Prešov, en Slovaquie. Le Motor Zaporojié recevra le Barça dans la même ville le 3 mars.
ARRÊT DE NORD STREAM 2
L'arrêt de Nord Stream 2 "libérera l'Europe de l'étau géostratégique russe du fait de son approvisionnement en gaz naturel", a assuré mardi un haut responsable américain.
La suspension de ce gazoduc controversé qui relie la Russie à l'Allemagne, annoncée mardi matin par Berlin, est un "tournant majeur dans l'indépendance énergétique du monde" vis-à-vis de Moscou, a-t-il estimé.
SANCTIONS
L'ensemble du secteur bancaire russe pourrait être visé par des sanctions si la...
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