Que peut offrir votre communauté au monde ?

New York Times - 22/02
On demande aux villageois ruraux congolais de protéger l'un des écosystèmes les plus précieux de la planète. Qu'est-ce que d'autres lieux peuvent apporter à notre avenir commun ?

Headway est une initiative du New York Times qui explore les défis mondiaux à travers le prisme du progrès.

Imaginez que quelqu'un se présente un jour à votre porte et vous dise que la forêt marécageuse non loin de chez vous recèle un sol rare et précieux, si puissant que l'avenir de la planète passe par sa préservation. Le monde compte sur vous pour garder le sol intact, vous dit-on, ou des forces sinistres se déchaîneront, assez grandes pour nous condamner tous.

Bientôt, plus de visiteurs viennent à votre rencontre, cette fois portant des haches. Comment les arrêter ?

Cette intrigue tirée d'un film de science-fiction se déroule dans notre propre univers cinématographique, au milieu d'une pincée de villages ruraux en République démocratique du Congo. La précieuse ressource que les villageois ont été invités à protéger est la merveille écologique appelée tourbière, un type d'écosystème qui ne compose que 3 % de la masse continentale de la terre, mais abrite 30 % de son carbone - plus que ce qui est stocké dans toutes les forêts du monde, deux fois plus. Il y a quelques années à peine, des chercheurs ont confirmé que cette partie du monde abrite le plus grand réseau de tourbières tropicales sur Terre.

J'édite Headway, une équipe du New York Times qui explore les défis mondiaux à travers le prisme du progrès, un objectif qui nous a amenés à essayer de comprendre autant que possible les efforts de préservation et de restauration des tourbières à travers le monde. Les tourbières représentent un point d'appui essentiel dans nos efforts pour endiguer les émissions de carbone : à elles seules, elles ne nous sauveront pas des décennies de gaz accumulés qui réchauffent l'atmosphère, mais sans elles, nous n'avons aucune chance.

Ainsi, la journaliste du Times Ruth Maclean, la photographe Nanna Heitmann et le journaliste congolais Caleb Kabanda ont accompagné Ovide Emba, un chercheur congolais, lors d'un voyage dans l'une des tourbières les plus importantes du monde, pour nous donner un aperçu de la façon dont eux et les gens qui l'habitent ils s'en sortent. Ils ont rapporté une histoire compliquée et fascinante, d'un genre différent de ce que j'ai lu sur le Congo.

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Crédit...Nanna Heitmann pour le New York Times

Le Congo a plus souvent été victime que bénéficiaire ...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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