"Quelle révélation !" Soupçonné par Médiapart d'avoir été un attaché parlementaire fantôme de 2009 à 2014, le candidat communiste à la présidentielle balaye, ce lundi matin sur Europe 1, les accusations du journal en ligne. Pourtant, ni lui, ni le député du Nord Jean-Jacques Candelier ou encore ses anciens collaborateurs n'ont pu fournir de preuve de son travail, rémunéré à 3000 euros par mois.
"Mon travail avec Jean-Jacques Candelier (l'ex-député du Nord, NDLR) figure sur mon site internet, en toute transparence et j'ai les documents pour le prouver. J'ai travaillé pendant ces cinq années avec lui, j'ai côtoyé des dizaines de personnes et tous pourront témoigner du travail que l'on a fait ensemble", s'est-il défendu face à Sonia Mabrouk, réfutant par ailleurs le montant de son salaire révélé par Médiapart. "Je n'ai jamais gagné 3000 euros (...) J'ai commencé à 2460 euros nets en 2009 et je crois que j'ai fini à 2700."
"Je ne comprends pas comment on peut remettre en cause le travail réel que j'ai pu faire", déplore-t-il face à la presse. Sur Europe 1, il rappelle "ses combats menés dans le Douaisis, à Arbel, la gare de Somain" ou encore dans le bassin minier. "Les pneus de ma voiture s'en souviennent tellement j'ai roulé !", a-t-il poursuivi assurant que l'ancien député "était fier d'avoir un responsable politique comme collaborateur".
Dans un communiqué, Jean-Jacques Candelier s'est dit, ce lundi, "surpris et indigné de l'article laissant entendre que Fabien Roussel ne travaillait pas pour (lui)". "Il était un collaborateur précieux et efficace, sur le terrain, constamment en relation avec de nombreux acteurs syndicaux, des élus, des habitants du Douaisis comme de tout le bassin minier et du Nord-Pas-de-Calais", affirme l'ex-élu, qui précise que le candidat à la présidentielle"avait une connaissance très fine de la situation économique et sociale, mais aussi des liens étroits avec de nombreux acteurs du territoire". "C'est pour cela que je l'ai embauché", souligne-t-il.
Et les justificatifs de son travail ? "Mon travail, il est dans tous les discours, les questions écrites, les lois écrites par Jean-Jacques Candelier (...) Les journalistes m'ont demandé des mails, des SMS d'il y a dix ans. Je ne sais pas vous, mais moi, je n'ai plus mes SMS", affirme Fabien Roussel au micro d'Europe 1. "Respectant le travail" du journal en ligne, il déplore cependant "des gens en guerre" contre lui. "Je n'ai pas que des amis, c'est normal", appuie-t-il.
Dans les derniers sondages, le candidat à la présidentielle, fort de ses 500 parrainages, connaît un regain d'intérêt. Il est désormais crédité de près de 5 % des suffrages, devant Christiane Taubira et Anne Hidalgo.
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