En 1969, des glaciologues japonais travaillant en Antarctique ont trouvé sept météorites et ont réalisé qu'elles provenaient toutes de différentes sources, initiant une ruée vers le continent blanc qui a livré depuis des dizaines de milliers de météorites dont certaines sont d'origine lunaire et surtout martienne. Une IA suggère que nous n'avons fait qu'effleurer la surface des gisements de ces météorites et a déterminé des centaines de sites où des météorites martiennes nous attendent peut-être.
Dans l'idéal, la recherche d'une vie sur Mars nécessiterait de pouvoir disposer sur place de tous les outils nécessaires d'analyse chimique, physique et microscopique pour mettre en évidence au moins des traces de vie passée sur la Planète rouge, par exemple des nanofossiles avec des molécules incontestablement biogéniques. Ce n'est pas encore possible malgré les rovers actuellement sur Mars et les missions prévues à court terme. C'est pour cette raison qu'il faudrait pouvoir rapporter sur Terre des échantillons de son sol, échantillons par exemple obtenus avec une série de forages livrant des carottes dans les sédiments martiens sur des sites que l'on pense avoir été favorables à l'apparition ou pour le moins le développement de formes de vie.
Mais on pourrait peut-être avoir de bonnes surprises avant avec des météorites. Rappelons que l'une d'entre elles a fait couler beaucoup d'encre en 1996. Nommée Allan Hills (ALH)84001, du nom de la région de l'Antarctique où elle a été découverte en 1984, des chercheurs de la Nasa croyaient en effet y avoir repéré des fossiles de nanobactéries ne pouvant pas être d'origine terrestre, ou produits par des processus purement géochimiques sur Mars, reproduisant des structures biologiques sans en être vraiment. Ils avaient dû déchanter.
Le planétologue Constantine Tsang tente de répondre au grand mystère de l'Univers : d'où venons-...
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