Conséquence inévitable des théories de la relativité restreinte et générale, la dilatation du temps n'a longtemps pu être observée directement qu'à bord d'engins rapides (avions ou satellites). Grâce à une horloge atomique dernier cri, on peut aujourd'hui la mettre en évidence pour des déplacements de seulement quelques dizaines de kilomètres à l'heure, ou à des altitudes différant de... un millimètre !
On dit souvent que la théorie de la relativité générale a été découverte par Albert Einstein avec pour but de pouvoir traiter des effets de l'existence de l'espace-temps dans des référentiels accélérés alors que sa théorie de la relativité restreinte ne rendait compte que des phénomènes dans des référentiels en translation rectiligne et uniforme, donc sans accélération.
Ce n'est pas le cas et il est tout à fait possible de calculer, par exemple, le comportement des horloges dans une fusée qui accélère par rapport au référentiel initial où elle a débuté son accélération. La théorie de la relativité restreinte prédit que l'écoulement du temps va ralentir par rapport à celui mesuré par une horloge au repos dans ce référentiel initial.
Or, comme Albert Einstein l'avait compris, le fait qu'un référentiel accéléré soit localement indiscernable d'un référentiel au repos dans un champ de gravité implique que l'écoulement du temps doit ralentir d'autant plus que le champ de gravité est intense. Une horloge sur la surface de la Terre devrait d...
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