Face au brouillage GPS, l'armée française teste de nouvelles balises de géolocalisation pour ses soldats

Gabriel Thierry - Numerama - 14:02
La géolocalisation des soldats sur le terrain donne toujours du fil à retordre aux ingénieurs. Été 2024. Il y a quelque chose qui inquiète l’adjudant Rico, opérateur au sein du 1er régiment de parachutistes d'infanterie de marine (1er RPIMa). Cette unité d’élite est spécialisée dans ce que les militaires appellent
La géolocalisation des soldats sur le terrain donne toujours du fil à retordre aux ingénieurs.

Été 2024. Il y a quelque chose qui inquiète l’adjudant Rico, opérateur au sein du 1er régiment de parachutistes d’infanterie de marine (1er RPIMa). Cette unité d’élite est spécialisée dans ce que les militaires appellent « l’assaut vertical ». Ce terme désigne les opérations aéroterrestres en vue de saisir une tête de pont ou de mener un combat sur les arrières de l’ennemi.

Mais lors d’une mission débutant par un saut en parachute, il y a eu un gros grain de sable venu enrayer la mécanique de l’« infiltration sous voile », cette discrète dérive en l’air qui peut se compter en dizaines de kilomètres. Durant cette phase du saut, le parachutiste « doit calculer sa propre navigation avec un compas, un système gyroscopique ou un GPS, ou tout simplement en repérant à vue la topographie du terrain », rappelle sur leur blog une section de l’Union nationale des parachutistes. Or dans cette mission, les militaires du 1er RPIMa sont confrontés à des actions de brouillage et de leurrage, rendant impossible le calcul de leur position et le repérage de celle de leurs camarades. 

Pour aller plus loin
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