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Retrait du Mali : "Pas un échec" pour la France
LCI -
18/02
Invité ce vendredi sur LCI, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, est revenu sur le retrait des troupes françaises du Mali, annoncé la veille par Emmanuel Macron.
Pour le ministre, cette décision, largement critiquée par les candidats à l'élection présidentielle, n'est pas "un échec".
L'essentiel
Invité ce vendredi sur LCI, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, est revenu sur le retrait des troupes françaises du Mali, annoncé la veille par Emmanuel Macron.
Pour le ministre, cette décision, largement critiquée par les candidats à l'élection présidentielle, n'est pas "un échec".
Retrait "piteux" voire "humiliant" pour Marine Le Pen, "bilan accablant" selon Jean-Luc Mélenchon... Les adversaires politiques d'Emmanuel Macron n'ont pas été tendres après l'annonce, ce jeudi, du retrait des troupes françaises du Mali. Elles y étaient déployées depuis neuf ans pour combattre les djihadistes dans le pays, via une vaste opération appelée Barkhane.
Invité sur LCI, ce vendredi 18 février, Jean-Yves Le Drian refuse de voir "un échec" dans cette décision. Pour le ministre des Affaires étrangères, ce départ était devenu inéluctable face aux "obstructions" de la junte militaire au pouvoir. "Nous avions deux objectifs, celui d'enrayer le mouvement des troupes islamistes qui se déclarent d'Al-Quaida et de Daech. Il fallait faire en sorte que le forces africaines puissent atteindre une sécurité", explique-t-il face à Elizabeth Martichoux. Aujourd'hui, "nos objectifs au Mali sont en passe d'être atteints, le pays n'est pas devenu un califat islamique."
"Si d’aventure il y a un échec, c'est celui de la junte malienne"
"Si d’aventure il y a un échec, c'est du côté de la junte malienne", arrivée au pouvoir après un double coup d'État, en 2020 et 2021, appuie-t-il. "Elle n’a pris aucune initiative pour lutter contre le terrorisme et s’est mis à dos tous ses voisins qui, eux, veulent poursuivre le combat." Toutefois, Jean-Yves Le Drian, balaye l'idée d'une intervention trop tardive, sous-entendue par François Hollande sur BFMTV. "C'est le moment où il faut dire non, et l'anticiper n'aurait pas été opportun", explique le ministre.
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Ce retrait des troupes ne signifie pour autant pas un abandon complet de l'action française et des États partenaires. "On va continuer le combat contre le terrorisme, mais autrement", continue Jean-Yves Le Drian. "La menace a beaucoup évolué. Elle s’est diffusée dans le Niger, au Burkina Faso et au Mali et dans le Nord des pays du golfe de Guinée. Il faut donc qu'on réarticule notre dispositif avec une présence différente dans ces États."
Invitée sur LCI, jeudi soir, la ministre des Armées Florence Parly a imaginé, pour la suite, "une présence militaire moins lourde, plus mobile". Pour cette dernière, la question sera "tout l'enjeu de ces prochaines semaines."
LC.
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