Nvidia a frappé fort en 2018. En présentant ses cartes graphiques GeForce RTX, le constructeur a montré la voie à toute une industrie. Désormais pris en charge par les PlayStation 5 et Xbox Series X|S, le ray tracing a également été adopté par AMD et se pose comme une technologie incontournable.
Le ray tracing est-il une technologie à prendre en compte lors de l’achat d’un ordinateur portable ou d’une carte graphique ? Et d’abord, c’est quoi le ray tracing ? C’est justement ce que nous allons essayer d’explorer avec cet article.
Avant d’entrer dans les détails et pour le dire le plus simplement possible, le ray tracing est une technique qui permet d’émuler le parcours de la lumière et ses interactions avec l’environnement, autrement dit son altération vis-à-vis des phénomènes physiques et des objets ; notamment des effets de réflexion et de réfraction, mais aussi les ombres et d’autres phénomènes optiques plus complexes.
Pas vraiment nouvelle, cette technique a été mise au point par Arthur Appel, ingénieur chez IBM, en 1968. Après un long chemin semé d’embûches, notamment en raison du coût qu’elle engendrait, elle fait doucement son nid au cinéma avant d’être démocratisée grâce aux studios Pixar en 2006 avec le film d’animation Cars. Depuis, l’industrie cinématographique a fait sienne cette technique afin de produire des scènes et des effets spéciaux toujours plus réalistes. Alors pourquoi le ray tracing n’est-il pas arrivé plus tôt dans nos jeux vidéo ? Pour la bonne raison que le procédé est extrêmement gourmand en matière de puissance de calcul. Les studios qui l’utilisent possèdent des moyens considérables pour le mettre en œuvre. En réalité, chaque trame est pré-calculée à l’aide de « fermes de rendus » (des supercalculateurs en gros) après avoir créé la scène, tandis que le ray tracing est encore associé à d’autres algorithmes comme le path tracing ou le photon mapping.
On comprend bien qu’il ne peut en être de même pour le jeu vidéo qui doit tourner en temps réel, hormis pour les scènes cinématiques, cela va de soi. Le constat est d’autant plus marquant que la fréquence d’image au cinéma est bien moins élevée. Là où un film diffuse 24 images par seconde, ...
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