Tandis que le premier ministre, Sébastien Lecornu, s’inquiète, mercredi 22 juillet dans les colonnes de Paris Match, d’un niveau de la dette « préoccupant, grave même », tout en agitant le totem de « la stabilité fiscale, ni hausse ni création d’impôts », les grandes entreprises affichent leurs bénéfices records. Outre TotalEnergies et ses gains glanés sur le dos de la guerre au Moyen-Orient, BNP Paribas a dévoilé, jeudi 23 juillet, un bénéfice net au deuxième trimestre de 4,3 milliards d’euros, soit une hausse de 33,4 % sur un an.
Malgré cela, aucune taxation de ces bénéfices n’est à ce jour prévue. De quoi permettre au directeur général de BNP Paribas, Jean-Laurent Bonnafé, de louer la réussite de son groupe, notamment via la vente des parts d’un assureur belge, l’intégration des activités de gestion d’actifs achetées à l’assureur Axa, l’an dernier. « L’accélération de sa transformation, notamment dans l’intelligence artificielle » a aussi été vantée par le banquier.
Le bénéfice net au deuxième trimestre rejoint presque le bénéfice record du premier trimestre 2023, alors gonflé par la cession de sa filiale américaine Bank of the West. Le groupe – qui présentera son plan stratégique à horizon 2030 en février de l’année prochaine – affiche par ailleurs, entre avril et juin, un produit net bancaire (PNB, équivalent du chiffre d’affaires dans cette industrie), de 14,1 milliards d’euros, en progression de 12 % sur un an. Les frais de gestion ont, en parallèle, augmenté de 10,4 %, à près de 8 milliards ...
[Courte citation de 8% de l'article original]